Carnet de cave

La Cave à Vinyle, le meilleur du vin et du son

la Cave à vinyle

Il a quitté l’univers des agences immobilières pour vivre de sa passion et donner vie à un concept innovant, sinon nostalgique. A la fin du mois d’août dernier, Axel Castella a inauguré la Cave à Vinyle. Comme son nom l’indique, l’adresse propose des vinyles mythiques, parmi lesquels Bowie ou Iggy Pop, et une sélection de vins bio, biodynamiques et nature, « des vins les plus propres possible » résume l’hôte des lieux. « C’est un lieu pour se faire du bien aux oreilles et au palais », promet le commerçant. Derrière son comptoir, un ampli à lampes et ses deux enceintes distille un son chaleureux et doux. « Dans l’immobilier, le contact s’est durci et les relations humaines s’avèrent de plus en plus délicates. Le vin et la musique sont complémentaires et sont en accord avec mes aspirations humaines et épicuriennes ».

Sur les étagères, quelque 80 références de vins issus des terroirs du Sud-Est, du Sud-Ouest, du Languedoc et des côtes-du-Rhône sud et septentrionaux. Dans la sélection du jour, un domaine des Trinités rouge 2017, un vin héraultais sur les contreforts des Cévennes avec une attaque franche et fraîche, à la robe profonde à l’image de sa belle concentration, « un vin signé Simon Coulshaw que j’aime beaucoup » reconnaît Axel Castella. Autre pépite dénichée par Axel Castella, le blanc Antocyâme 2019 de Muriel Zoldan à base de chardonnay et sauvignon. « La clientèle aime ce mélange des genres et le look du magasin », se réjouit le caviste. Dès la levée des restrictions sanitaires, des soirées dégustations seront proposées avec des assortiments de charcuteries et fromages sur fond de rock et de jazz… « S’il fallait n’en choisir qu’un, ce serait le Afro-Eurasian Eclipse de Duke Ellington », souffle le maître des lieux. Pour attiser les sens…

La Cave à vinyle, 12, rue Fontange, 6e arr. Fermé dimanche après-midi et lundi. Infos au 06 87 61 17 21.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

pub jeudi

Suis-nous sur les réseaux

Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.