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La galette des rois frangipane

Votre marché pour 6 personnes : 2 rouleaux de pâte feuilletée ; pour la frangipane (la frangipane est une crème d’amandes classique à laquelle on ajoute de la crème pâtissière pour plus de mœlleux), 50g de poudre d’amandes blanches ; 50g de beurre ; 50g de sucre ; ; 2 œufs ; 30ml de crème pâtissière à la vanille ; 2 ml de rhum ; 3 ou 4 gouttes d’amande amère  (le mieux est de disposer de vraies amandes amères) ; 1 oeuf pour la dorure.

recette galette frangipaneOn commence par la frangipane : dans un saladier, déposer le beurre pommade (très mou, surtout pas fondu), le sucre, puis mélanger jusqu’à obtention du blanchiment de la garniture. Puis additionner la poudre d’amandes, les œufs (entiers) et mélanger. Ajouter la crème pâtissière froide et quelques gouttes d’amandes amères et mélanger.
Montage : disposer une pâte dans un moule à tarte ou sur la plaque du four recouverte de papier cuisson et la piquer avec une fourchette. Passer un pinceau trempé dans l’eau froide sur 2 cm des bords intérieurs pour faciliter l’adhésion. Garnir avec la frangipane sur environ 1,5 cm de hauteur, déposer la fève sur un bord (pour minimiser les chances de tomber dessus en coupant la galette). Refermer la galette avec la 2e pâte, et bien coller les bords (sceller les bords avec un peu d’eau). Badigeonner uniformément de dorure la surface de la galette en 2 fois en attendant un bon quart d’heure entre chaque couche, puis décorer selon vos envies et laisser reposer quelques heures au réfrigérateur.
Enfourner la galette à 175°C pendant 40/45 min (four préalablement préchauffé). Reste plus qu’à déguster…

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.