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La Petite Maison voit grand pour Noël

Une carte des vins à défaillir et un cuisinier qui maîtrise son métier. Le décor est planté et à Cucuron, les réveillons sont chose sérieuse. Pour preuve, Eric Sapet affiche déjà complet pour le 31 décembre et le 1er janvier. Cette année encore, l’ami Sapet, propose deux formules : avec ou sans les accords mets-vins. Une adresse à recommander car Sapet eric sapetcuisine “à la bourgeoise” des recettes qui appartiennent au panthéon de la cuisine française et que, malheureusement, ses contemporains n’ont plus le courage de mettre à la carte. Il en résulte une cuisine généreuse, riche, unique et qui laisse un indélébile souvenir teinté d’une jolie émotion.

Menu du réveillon de Noël. 3 bouchées autour de la truffe tuber melanosporum (champagne sélection Petite Maison) ; une queue de homard des côtes canadiennes en rémoulade de céleri à la poire – vinaigrette à la vanille bourbon – les pattes et les coudes en accras – le jus des carapaces pour une bisque au lait de coco, gingembre et citron vert (un mercurey blanc 1er cru, château de Chamirey La Mission 2011) ; autour d’une oie de la ferme… le cou farci de foie gras et trompettes, mousseline de maïs, popcorn au piment – les cuisses confites au vin rouge pour un parmentier légérissime à dévorer à la cuillère – la poitrine rôtie à la réglisse, carottes multicolores, sauce au Zan (un châteauneuf-du-pape rouge maison Tardieu Vieilles Vignes 2011) ; fromage sélectionné et affiné – bouquet de mesclun fatigué à huile d’olive du domaine de la Colombe d’Or à Mouriès (un châteauneuf-du-Pape rouge maison Tardieu Vieilles Vignes 2011) ; la bûche version 2014 aux noisettes et pralin (vin cuit provençal domaine des Bastides) et mignardises.
70 € hors boisson ou 112 € boissons comprises

Menu déjeuner du 25 décembre. Une variation autour du saumon fumé (champagne sélection Petite Maison) ; des coquilles saint-jacques contisées de truffes puis juste saisies – rémoulade de céleri à la poire (un pouilly-fuissé, domaine Girard Prestige 2011) ; à partager : une épaule d’agneau de lait des Pyrénées – la « palette » rôtie en cocotte luttée au foin de sistre et quelques petits farcis d’hiver et la souris pour farcir un ravioli, purée de potimarron, jus de clémentine (un haut-médoc château Camensac grand cru 2001) ; fromage sélectionné et affiné – bouquet de mesclun fatigué à huile d’olive du domaine de la Colombe d’Or à Mouriès (un haut-médoc château Camensac grand cru 2001) et un Choc ! Oh la la… (un banyuls Cellier des Templiers prestige 2009) et mignardises.
70 €  hors boisson ou 112 € boissons comprises

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Christian Qui “meilleure table de l’année” selon le Fooding classement 2021 A l’heure où la restauration française vit les heures les plus noires de son histoire, le guide Fooding, lui, continue à vivre comme si tout allait bien. Le guide, qui vient d’être intégralement racheté par le guide Michelin, a révélé ce lundi 16 novembre son palmarès de l’année 2021. Une approche d’autant plus cynique que la quasi totalité des guides français a décidé de ne pas établir de classement tant la période est dramatique pour la profession.

Meilleur bar d’auteur : Bambino (Paris)
Meilleur bistrot : Café Les Deux Gares (Paris)
Meilleur sandwich : Penny Lane (Paris)
Meilleur chef résistant : Antonin Bonnet chez la Boucherie Grégoire (Paris)
Meilleur cuisinier : Daniel Morgan chez Robert (Paris)
Meilleure table : Christian Qui (Marseille)
Meilleure table : Bistrot Bao (Groix)
Fooding d’Amour : Comète (Saint-Lunaire)
Fooding d’Amour : Rita, la Vierge à la Mer (Saint-Jean-de-Luz)
Meilleure chambre de style : château de la Haute Borde (Rilly-sur-Loire).