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Saint-Sylvestre : les Turac nous servent leur best-of

Cette année, le chef Ludovic Turac et son épouse Karine ne passeront pas le réveillon de Noël dans leur restaurant. Ils ont promis à Elsa, leur petite fille de 13 mois à peine, d’attendre avec elle le Papa Noël. Aussi, le couple se mettra-t-il sur son 31 le soir de la Saint-Sylvestre en proposant, idée amusante, un menu best-of des plats les plus appréciés durant tout 2014.

dessert turacMenu du 31 décembre 2014, 1er janvier 2015 (déjeuner et dîner). Foie gras de canard confit aux épices douces et cédrat – brioche toastée à la cardamome noire ; « ma version » de l’aïoli-émulsion d’une bouille abaisse ; langoustines des côtes bretonnes en kadaïf – oignons sauciers comme un petit farci réduction d’une bisque infusée à l’estragon ; volaille de Bresse en deux cuissons – purée de pommes rattes tradition à la truffe blanche ; brie de Meaux affiné en textures – balsamique extravecchio 15 anni des caves Leonardi ; chocolat noir des Caraïbes et clémentines corses dans l’idée d’un Pim’s ; une coupe de champagne pour célébrer la nouvelle année.

Une table, au Sud, 2, quai du Port, Marseille 2e arr. ; infos et résas au 04 91 90 63 53.
Menu unique 145€ par personne ou 193€ avec accord mets et vins, eau minérale et café.
Ce menu sera également servi le jeudi 1er janvier au déjeuner et au dîner.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.