En direct du marché

Avec la Ruche qui dit oui, paysans et artisans se mettent au drive

la Ruche qui dit ouiVoilà maintenant 3 ans que, chaque mercredi soir, des producteurs locaux se retrouvent dans la cour d’un petit bar de l’avenue Mazargues. Des glacières et cagettes sont rangées à l’ombre des arbres conservant au frais légumes, viandes et fromages. Tous ces produits ont été achetés sur le site de la Ruche qui dit oui. Et cette même scène se répète inlassablement, chaque semaine, sur 6 lieux de rendez-vous à Marseille.
Le principe : faire son marché sur le site internet, régler la facture et se rendre sur le lieu de rendez-vous hebdomadaire pour récupérer sa commande directement auprès des producteurs. « J’habite dans le 9e arrondissement de Marseille et je trouvais qu’il n’y avait rien d’adapté pour favoriser le circuit court par rapport au rythme métro, boulot, dodo, explique Sylvie Galtier à qui l’on doit la création de ce point de retrait des paniers à Mazargues. Les producteurs font dans le bio et sont tous du secteur. On propose des produits sains et de qualité, et aujourd’hui l’un de nos clients a reçu sa 100e commande ! Donc on a des fidèles ! »

Un modèle qui essaime
Pour créer ce point de vente Ruche, Sylvie Galtier a dû trouver plusieurs agriculteurs et artisans dans un rayon de 250 km. Les 3 impératifs : être à moins de 250 km du point de vente, être agriculteur ou artisan et faire un maximum dans le bio. Et des Ruches comme celle de Sylvie, il y en a plus de 700 en Europe, de l’Espagne à l’Italie, de la Hollande à l’Allemagne en passant bien sûr par l’Hexagone. Sur le même principe que les marchés paysans, pour les producteurs qui participent au système de la Ruche, la recette s’avère payante : « Avant je perdais une grosse part de mes bénéfices et la Ruche m’a permis de me développer et de conforter mes marges. Et puis c’est convivial, c’est une nouvelle forme de marché, témoigne Étienne Daubé, venu vendre des pâtes fraîches de sa confection, sous la marque la Corbeille à pâtes. Ça nous permet de résister contre les grandes surfaces. Donc oui, je suis très content de laruchequiditoui ».

[Comment passer commande]

Il faut avant tout se rendre sur le site laruchequiditoui.fr. Sur le site, vous devez sélectionner la Ruche la plus proche de chez vous en naviguant à travers la carte. Ensuite, vous rejoindrez le point de vente qui vous intéresse en vous inscrivant. Vous créez ainsi votre espace personnel, il vous reste à sélectionner les produits qui vous intéressent parmi la liste de la semaine. Pour ce qui est des tarifs, on a affaire à du bio et du local : les prix s’en ressentent. Comptez par exemple 7,70€ pour 200g de mozzarella, 11,90€ pour 500g de blanc de poulet fermier ou encore 6,80€ pour 1kg de tomates anciennes. Une fois la commande achevée, vous n’avez plus qu’à régler et attendre le rendez-vous hebdomadaire de la Ruche où vous avez passé commande. Vos produits vous y attendront prêts à être dégustés !

Axel Gède / photos A.G.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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