Art de vivre

La Seyne-sur-Mer : Chez Daniel et Julia on sert la bouillabaisse face à la mer

Daniel et JuliaC’est une route qui conduit au bout du monde, aux confins d’une anse où se love un restaurant de plage, une maison de famille qui cultive le même sens de l’accueil depuis 1918 : “Nous sommes très excentrés alors il n’y a pas de hasard, quand on vient ici c’est pour la plage ou pour manger chez nous” sourit Julia Viglietti, fille de Daniel qui fit, près de 50 années durant, les riches heures de cette guinguette de plage… Les époques se sont succédé, le siècle est passé et ce sont quatre générations d’une même famille qui ont transformé au gré des décennies ce restaurant devenu “historique”. “Nous avons toujours eu l’ambition de concilier gastronomie et tradition, concède Julia Viglietti. Mais il faut vivre avec son temps, alors nous avons dû diversifier nos offres” explique la jeune femme de 40 ans, mariée à Pierre, marseillais originaire de Saint-Barnabé qui l’a rejointe dans l’aventure.

Daniel et JuliaEn cuisine, Julia Viglietti prône les circuits courts : la pêche est méditerranéenne et sauvage, la plupart des légumes sont bio et cultivés à moins de 500 mètres chez le maraîcher Bruno Oberti, les huîtres viennent de la toute proche baie de Tamaris, les fromages sont sélectionnés auprès de la fromagerie Grosso à Toulon. “On joue la carte locavore, poursuit Julia. Pour les ovins, volailles et porcs, nous sommes très fiers de travailler avec un éleveur et boucher à Forcalqueiret qui nous sert une viande extraordinaire”. Répondant aux critères de sélection du Collège culinaire de France, le restaurant est devenu membre de l’association dans la section “restaurant de qualité”. “Nous faisions déjà partie des Disciples d’Escoffier mais adhérer au Collège culinaire de France nous permet de côtoyer des restaurateurs, producteurs et artisans. Ça nous offre des opportunités de rencontres très enrichissantes” justifie Julia.

Daniel et JuliaEn salle, Pierre, jongle entre deux formules. Au déjeuner, le Fabrègue propose une carte courte dans l’esprit cool d’un bouchon provençal : caillette, velouté de récolte bio, daube de poulpe, soupe de poissons de roche, poisson sauvage rôti, légumes de saison et vierge d’haricots tarbais, macaron pain d’épices ou crème brûlée au chocolat composent les menus d’une clientèle d’affaire ou familiale. Au dîner, les Roches Rouges, met l’accent sur une cuisine créative inspirée par les approvisionnements du jour. La chef pioche aussi dans son vivier à eau de mer pour imaginer de beaux plateaux de coquillages ou griller une langouste en concurrence avec le filet de poisson sauvage rôti en croûte végétale et céréales. Last but not least, la bouillabaisse et la bourride de Julia, servies par un Pierre toujours très inspiré, justifient à eux seuls le déplacement : “Nous comptons environ 1 kilo de poisson par convive pour un plat en deux ou trois services, précise le maître de maison. Et attention, Julia utilise de vrais poissons de roche pour la soupe, pas du cabillaud !”. Entre humour et bienveillance.

Chez Daniel et Julia, anse de Fabrégas, 83500 La Seyne-sur-Mer. Infos au 04 94 94 85 13. Formules déjeuner de 20 à 40 € ; dîner 45, 67 et 80 €. Brunches coquillages le samedi au déjeuner.

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.