Restaurants en Provence

L’Alcyone, Intercontinental Hôtel-Dieu à Marseille

alcyone Intercontinental Hôtel-Dieu Grand PastisAlcyone est la fille d’Eole, le dieu des Vents. C’est aussi le nom du restaurant piloté par Lionel Lévy à l’Intercontinental Hôtel-Dieu surplombant le Vieux-Port. Alcyone hante les lieux, lorsque le soir, les longs voilages qui habillent les hautes fenêtres ondulent au rythme de sa respiration. Le service, fluide et décontracté, met tout de suite à l’aise. On plaisante avec le maître d’hôtel, on écoute attentivement les intitulés des plats, on se laisse guider par les conseils du sommelier. La carte, elle aussi, semble aérienne : du foie gras de canard en pot-au-feu on retiendra la parfaite cuisson et l’ingénieuse idée de ce bouillon qui baigne l’assiette. Lévy y ajoute quelques couteaux couverts d’une panure aux agrumes pour contrebalancer le côté terrien de la composition par un acidulé délicat.

alcyone Intercontinental Hôtel-Dieu Grand PastisPrintemps oblige, la carte aligne de très belles asperges vertes de Pertuis en velouté sur lequel est posé un œuf cuit à 65ºC. Quelques copeaux de parmesan de 36 mois, des lamelles de truffe et voilà une assiette paysanne chicissime ! Chez Lévy, le homard bleu, déclinaison Crécy-gingembre, sorbet carottes et bisque froide bouscule les codes ; produits nobles, sophistication de la recette d’un côté et composition/déclinaison de carottes très rock’n roll de l’autre. En cuisine, on joue sur le côté acide (carottes façon pickles) et sucré (sorbet) tout en maîtrisant les cuissons du homard très à son aise. Le bœuf de Galice se savoure avec son gras aux saveurs fondantes de noisette qui résonnent sur le millefeuille d’oignon à la truffe et les pommes soufflées. Une petite salade à l’ail pour le clin d’œil canaille et voilà un repas de haute volée qui s’achève sur une merveilleuse variation autour du pomelos et coriandre cristallisé. Un dessert d’une extrême technicité et d’une belle intelligence dans le dialogue noué entre les notes d’écorces blanches et la gelée amère de Campari. Alors faut-il y aller ? L’Alcyone n’est pas un restaurant pour tous les jours mais une table que l’on réserve pour les moments importants de sa vie ; oui, vous y réserverez sans inquiétude. Alcyone est l’étoile principale du système des Pléiades, la plus brillante étoile autour de laquelle tourne notre système solaire. Il y a parfois des métaphores lourdes de sens.

Hôtel-Dieu, 1, place Daviel, 2e arr. ; du mardi au samedi le soir uniquement ;
résas au 04 13 42 43 43. Carte 120 € ; formule, 139 €.
Pains : 14/20 – café non pris.

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Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

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