Restaurants en Provence

Un vrai-faux bouchon à 400 kilomètres de Lyon

A force de multiplier les allers-retours entre Paname et la cité phocéenne, je commence à connaître la gare de Lyon (et ses alentours) comme ma poche. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que d’un point de vue gastronomique, le constat est triste : le quartier accueille davantage de chefs micro-ondés que de véritables cuisiniers dignes de ce nom.
Aucun lieu voisin ne mériterait donc qu’on s’y attable ?

Certes, il y a le fameux Train Bleu. Mais on y mange assez mal, et pour bien trop cher : les menus ne se dévoilent qu’à partir de 60 € et le simple expresso s’adjuge à plus de 6 € ! Heureusement qu’un endroit vient rehausser la réputation culinaire des environs. Une adresse discrète à 400 petits mètres de la troisième plus importante gare française. Nous sommes avenue Ledru-Rollin. A La Biche au Bois plus précisément. Rares sont les touristes et passants qui s’y hasardent.  Et pour cause : ici, on réserve !

Le décor ? Une jolie table d’antan, ambiance bouchon lyonnais (comprenez : nappe épaisse et lourds couverts) où viennent des habitués : de (vieux) couples qui ne se parlent pas et des dames qui ne s’écoutent guère plus.
Quid du service ? Dynamique mais courtois, assuré par une agréable sexagénaire qui ne cherche pas à vendre le plat du jour coûte que coûte.

L’assiette ? Traditionnelle, simple et goûteuse. Avec une carte qui fait la part belle aux terrines, aux gibiers en saison, au coq au vin, l’andouillette, au filet de bœuf sauce aux cèpes accompagné de ses frites (maison, il va sans dire). Au menu déjeuner ce jour là : rillettes de lapin (servies généreusement avec du pain légèrement chaud, salade et cornichons), cassolette de poulet au curry et sa purée de pommes de terre-céleri. Quant aux desserts, la mousse au chocolat (délicieuse et légère), la crème caramel, la tarte du jour et l’opéra « Biche » devraient aisément convraincre les becs sucrés. Le tout pour une vingtaine d’euros (à midi).

Vous l’aurez compris : la Biche au Bois, même pas 15 ans d’existence au compteur, a conquis mes faveurs. Mieux : j’en ferais volontiers ma cantine ! Une cantine d’ailleurs fréquentée par quelques grands noms de la gastronomie que vous aurez la joie de croiser…

La Biche au Bois, 45, avenue Ledru-Rollin, Paris XIIe arr. ; 01 43 43 34 38.

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.