Art de vivre

Le restaurant du Souk Nour d’Egypte a ouvert

Souk Nour Tamer Shabana

Il y presqu’un an, jour pour jour, le Souk Nour d’Egypte accueillait ses premiers clients rue de Rome. L’occasion pour Tamer Shabana, son fondateur, de faire le point sur ces 12 derniers mois très agités et d’annoncer une série d’événements pour le mois d’octobre prochain. « On l’a longtemps attendue et ça y est, le restaurant au premier étage est ouvert depuis le 14 septembre », se réjouit Tamer visiblement ravi d’accueillir un public de curieux et connaisseurs dans ce restaurant égyptien, le plus grand de la région Sud. Du 15 au 24 octobre prochain, une kyrielle d’animations seront organisées, calligraphie, musique, cuisine et ateliers musicaux pour enfants, destinées à mieux faire connaître la culture égyptienne.

Parmi les temps forts annoncés, il y aura une démonstration de réalisation du feetir le samedi 16 à 10 heures : – Le feetir incarne l’art de travailler la pâte feuilletée. On compte trois sortes de feetir différents, celui qu’on sert au restaurant, le feetir familial et en mode cuisine de rue, explique cet intarissable connaisseur des finesses égyptiennes. Le travail de la pâte est une danse, c’est à mi-chemin entre le tapis volant et les derviches tourneurs ». Commun à l’Albanie, au Kosovo, à la Turquie et à l’Egypte, le feetir est un feuilletage garni (fromage-menthe, fromage-épinards) et se déguste en guise de casse-croûte…

Souk Nour feetir

Douze mois après l’inauguration de ce concept-store égyptien, imaginé comme un souk courant sur plusieurs centaines de mètres carrés, le Souk Nour d’Egypte a vécu une première année confuse : – Notre ouverture s’est opérée dans des conditions rocambolesques mais les gens sont ravis, ce qui nous laisse augurer une bonne marge de progression, assure Tamer Shabana. A ce jour, il est très difficile de trouver du personnel et qualifié plus encore. Et puis notre modèle ne ressemblant à aucun autre, c’est encore plus compliqué de recruter ». Avant de se lancer dans l’aventure du Souk Nour d’Egypte, Tamer a travaillé dans 35 lieux entre janvier 2003 et décembre 2007, ce qui fait de lui un bon observateur du milieu marseillais et provençal : – La Covid a mis en exergue toutes les difficultés d’emploi du secteur. Les patrons comme les employés ont des torts et on en paie le prix maintenant ». Pour former ses équipes, Tamer Shabana a demandé à des professionnels égyptiens de venir passer 12 mois au moins à Marseille pour qu’au fil des saisons, ces derniers puissent enseigner la cuisine des différentes provinces du pays. « On espère, on espère » dit en croisant les doigts le patron qui réfléchit à de nouveaux travaux d’aménagement : – A terme, je voudrais que de la musique à la cuisine en passant par la littérature ou l’artisanat, le Souk Nour d’Egypte soit une référence ». Le chemin est déjà tracé.

Souk Nour d’Egypte, 2A, rue de Rome, Marseille 1er arr. ; infos au 07 61 70 12 54. Restaurant, déjeuner de 12 à 15 € ; carte 20-25 € environ.

Un an et six jours de fêtes au Souk Nour

Vendredi 15 octobre de 19h à 20h30 : Hind chante les divas égyptiennes, spectacle suivi d’un buffet dînatoire, tarif unique spectacle et dîner. Places limitées à 70 personnes
Samedi 16 octobre à 10h, l’art des feetir de Nour d’Egypte (lire ci-dessus). Démonstration des 2 techniques de fabrication (au beurre et à l’huile ) par Tony et Khaled en public. Entrée libre et limitée à 50 personnes.
Mercredi 20 octobre de 16h à 17h, atelier musical pour les enfants de 3 à 8 ans. Sur réservation.
Samedi 23 octobre de 14h à 18h, atelier tatouage henné et calligraphie.
Samedi 23 octobre à 19h30 : cinéma égyptien, film suivi d’un buffet. Tarif unique : cinéma et buffet. Places limitées à 70 personnes.
Dimanche 24 octobre de 10h à 17h : Mazika brunch, brunch musical animé par Amine ; 3 créneaux horaires sur réservation : 10h30-12h30, 12h45-14h15 et 14h30-6h30.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

Suis-nous sur les réseaux

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

Abonne-toi à la newsletter