
Que les nostalgiques de bons vins se rassurent, le Rhinocéros continuera à déboucher de beaux et bons flacons comme, jadis, les hôtes de la Part des Anges le faisaient. Après plusieurs années de fermeture, le local de la rue Sainte a repris des couleurs et renoue avec les clients depuis le 7 juin dernier. A l’origine de ce renouveau, il faut aller chercher deux associés, Michaël Cohen, ancien intendant de la résidence de l’ambassadeur de France à Bangui, en République centrafricaine, et Fabrice Necas, « entrepreneur dans le sport » comme il aime à se décrire et président de la fondation de Marseille, sous l’égide de la fondation de France.
Le rhinocéros du pape
Amis dans la vie et associés dans le travail, Michaël et Fabrice ont créé un univers de béton ciré et de matière brutes (bois, patio en chaux-chanvre) pour suggérer la savane d’où se serait échappé un rhinocéros. Le bar à vins, riche de 150 références, survole la vallée du Rhône méridionale, les côtes de Provence, les coteaux d’Aix et la micro appellation Bellet, à Nice. Tout le reste, soit 65% de l’offre, invite à découvrir les principaux terroirs français. Voilà pour les vins. Côté food, le duo a accueilli le jeune chef de 21 ans, Alexandre Cano (ex-Bonne Mer à Vauban), qui propose un assortiment de planches apéritives (charcuteries basques d’Eric Ospital, fromages sélection l’Art de la Fromagerie, pain Pain Pan) et une carte plus classique de restauration à l’assiette (tacos effilochée d’agneau de Sisteron-fromage tahine-oignons crispy coriandre zeste combawa, loup-sabayon moutarde piment d’espelette aubergines confite et chorizo et tataki de bœuf de Galice marinade pickles de radis bluemeat pousses de radis).
En salle, le directeur Joffrey Josué et Frédéric Marion Ridolfi pilotent une équipe volontiers souriante et cool. « On peut venir pour l’apéro, déjeuner ou dîner, on peut également venir en seconde partie de soirée, pour boire un très bon gin tonic, découvrir nos trois Spritz sans Apérol et composer, pourquoi pas ?, son propre « ginto » avec l’un de nos 12 gins artisanaux » raconte Michaël Cohen. Quant à l’animal totem choisi pour symboliser la maison, le duo d’associés raconte qu’il fait référence au rhinocéros offert en 1516, par le le roi Manuel du Portugal au pape Léon X et qui fit escale à Marseille, débarqué sur l’ïle d’If. Et si l’animal, dans son périple était passé par notre actuelle rue Sainte ?
Le Rhinocéros, 33, rue Sainte, Marseille 1er arr. ; infos au 04 88 60 60 30.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !



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