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Le Rhul, une institution amarrée à la corniche depuis 1949

le Rhul

Le calme après la tempête. Après un peu moins d’un an de fermeture sanitaire, l’équipe du Rhul attend impatiemment « le retour à la vie ». « Nous travaillons en ce moment sur l’accueil en terrasse de nos clients et on sent que la clientèle à faim de sorties et de restaurants, tout le monde en a marre maintenant » analysent Christine Fabre et sa soeur Gabrielle Galligani. Héritières de leurs grands-parents qui fondèrent le Rhul en 1949, les deux soeurs incarnent la 3e génération à la tête de cette institution amarrée sur la corniche, dominant l’anse de Maldormé.
Les années passent et le Rhul résiste aux modes parce que sa famille n’a jamais voulu en épouser les soubresauts. Les 13 chambres, dont 10 avec vue éblouissante sur mer, n’ont rien sacrifié aux standards du confort tout en conservant un esprit intime, loin de l’uniformisation rampante de la déco actuelle.

Le chef Jean-Marie Bizet, depuis 17 ans aux côtés de Christine et Gabrielle, fait figure de fidèle d’entre les fidèles, au côté de ses collègues de travail, parmi lesquels certains revendiquent plus de 30 ans de travail au Rhul. « Ce que je préfère, c’est le loup en croûte de sel » confesse Gabrielle quand Christine avoue une passion pour la bouillabaisse et son corollaire, la soupe de poissons. « Il y a aussi la zupa inglese », ajoute cette dernière évoquant quelques cerises amarena et biscuits cuiller imbibés d’amaretto et blancs en neige, « un dessert d’une étonnante légèreté ». « L’avenir du Rhul ? Ce n’est pas la préoccupation du moment » lâchent en choeur les deux soeurs qui ne se verraient pas « faire autre chose ».

« Nous essayons de servir une cuisine régulière, nos recettes sont intangibles et nous perdurons avec constance »

Christine et Gabrielle
Le Rhul vient de lancer sa Bouillabarque. Comme il n’est plus possible de s’attabler dans un restaurant, l’équipe a installé une barque au pied de l’hôtel et vous propose de venir déguster la Bouillabarque, sa fameuse bouillabaisse servie dans une baguette croustillante à la façon d’un sandwich. A savourer tout en se promenant en front de mer. Infos et commandes aux 04 91 52 01 77 et 04 91 52 54 54.
Analysant le paysage gastronomique marseillais avec un recul, dont très peu de restaurateurs marseillais peuvent se targuer, Gabrielle Galligani et Christine Fabre constatent que l’offre en restaurants s’est démultipliée depuis l’époque de feu leur père Alexandre. « Avant, les clients venaient pour le repas du dimanche ou pour fêter un événement important. Désormais, le restaurant est devenu un objet de sortie fréquent et la clientèle s’est faite plus exigeante ». Sans sacrifier à la tradition, il a fallu donc s’adapter : – Toutes les idées sont bonnes à prendre, dit Christine. Mais on reste intransigeantes sur la recette de la bouillabaisse, la qualité et la fraîcheur des poissons qui nous arrivent de l’Estaque et du Vallon des Auffes ».

Entre autres éléments du patrimoine, la découpe des poissons devant les clients, le service de la soupe à l’anglaise et le fameux chariot de desserts font partie de « ces petits éternels » qui signent l’identité du Rhul : – La cuisine est à la mode, pas la gastronomie » tonne Christine Fabre. Jugeant que la gastronomie marseillaise se porte « bien mieux qu’avant », les deux Dames du Rhul estiment que deux restaurants 3 étoiles au Michelin pour une même ville, c’est miraculeux. Du Miramar à la Villa en passant par le Tuba et Chez Paul aux Goudes, leur carnet de bonnes adresses reflète leur goût pour une cuisine assaisonnée de leurs plus grandes amitiés. Savoureux. 

Le Rhul, 269b, corniche Kennedy, Marseille 7e arr. Infos au 04 91 52 54 54.

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