Restaurants en Provence

Le Yoj, conforme à sa (bonne) réputation

le-yojVous avez aimé, autrefois, le Yoji ? Vous n’en aimerez pas moins sa nouvelle déclinaison, le Yoj. Aux Terrasses du Port, depuis mai 2014 date à laquelle le restaurant a ouvert ses portes, le Yoj affiche complet à l’heure du service et la longue file à l’entrée laisse supposer qu’on y dîne et déjeune au mieux. Murs noirs, lattes de bois blond, vaisselle Bloomingville : voilà pour les attendus inhérents à ce genre d’adresse. A l’accueil, c’est Stéphanie, la responsable, qui gère avec une cohorte de jeunes hyper dynamiques et très pros. Sens de l’à propos, réparties vives et drôles, ils apportent une nouvelle vision de ce que le service doit être dans ce type d’enseigne où le client pressé ne vient pas lambiner.

La carte propose les valeurs sûres de la cuisine japonaise : salades kani ou shiki, sushis, makis, sashimis, california makis etc. Daurade, truite de mer, saumon Label Rouge y évoluent en toute quiétude. Mais le plus intéressant se situe du côté des ramen (bouillon de pâtes japonaises au porc pimenté), yakisoba (nouilles sautées au poulet et légumes) et les fameux donburi (grands bols de riz) sur lesquels tempura de crevettes et légumes ou anguille caramélisée s’expriment au mieux.
Pour déjeuner, quelque gyoza (ravioli vapeur poulet-légumes) passés sur la plancha suffisent à ouvrir l’appétit escortés d’un saké demandé (et servi) bien chaud. Suit un poulet pané hyper croustillant à la chair très tendre et parfaitement cuite. L’ensemble est relevé, léger et dénué de gras. A tester aussi, les ugo-tempuramaki (beignet de crevette, sauce corail d’oursin et sésame) pour leur croustillance, leur légèreté et l’équilibre iodé-boisé. Iconoclaste pour les uns, anachroniques pour les autres, les beignets craquants à la glace vanille coiffés de chantilly au caramel achèvent de convaincre. Au fil des mois, la fraîcheur, la précision dans les cuissons et les saveurs fines sont devenues une marque de fabrique d’une étonnante régularité. Le sens du détail poussé jusqu’à l’excellence d’un expresso suffit à convaincre qu’il est possible de bien manger dans un centre commercial. On prend les paris ?

Yoj by Yoji, les Terrasses du Port, 9, quai du lazaret, Marseille 1er (04 91 90 09 09)
et Centre Bourse, 17, cours Belsunce, Marseille 1er (04 91 89 69 59). Formules 15,50 – 17,90 et 22,90 €. Carte de 20 à 30 €.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Guide Fooding

Le nouveau Guide Fooding, édition 2023, qui sera disponible, partout en France, dès ce jeudi 17 novembre, dévoile son palmarès. A Marseille, le titre de meilleur Sophistroquet est attribué à Regain (Sarah Chougnet-Strudel et Lucien Salomon) et le titre de Meilleur esprit d’équipe échoit au restaurant l’Idéal (Julia Sammut, Aurélien Baron et Jérémy Nguyen).

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