Restaurants en Provence

Le libanais officiel en mode dark kitchen repéré sur Insta

le Libanais

La redéfinition du paysage de la restauration est en marche. De plus en plus, les restaurants fantômes prennent le pas sur la restauration traditionnelle, les uns prenant la place laissée vide par les autres. Un restaurant fantôme, une dark kitchen pour les anglophiles, se résume à une seule cuisine qui prépare des repas livrés directement aux clients, sur leur lieu de travail ou à domicile. Plus de salle, plus de serveur, plus de vaisselle et encore moins de nappes et de serviettes. Parmi les plus célèbres, on connaît Holymelt, spécialisé dans les burgers à la Joliette et voici que surgit dans le paysage Instagram, le compte de le_libanais_officiel_ un restau libanais qui propose une carte de cuisine proche-orientale assez consensuelle.

Des falafels, des fatayers (viande, épinards, fromage), du babaghanouj (caviar d’aubergines), le hommos, deux feuilles de vigne végétariennes et un arayes (viande façon fekte grillée entre deux tranches de pain façon panini)… Voilà pour les mezzés, rien de très novateur mais une façon de faire  très familiale et respectueuse des usages. Côté plat, un riz aux vermicelles savoureux avec trois brochettes, chich kebab, chich taoukh et viande d’agneau. Les desserts se limitent à deux microscopiques baklawa, aussi minuscules que délicieux, et on les aurait franchement préférés plus généreux.

Les cuissons sont parfaites, le taboulé et le labné sont assaisonnés avec équilibre. Les quantités promises pour deux appétits sont suffisantes et, pour qui n’y connaît rien, cette adresse donne un bon aperçu de ce que le Levant peut proposer au quotidien. Alors faut-il y commander ? Oui car le rapport qualité -prix, 24 € pour deux personnes, est très convenable. Oui car cette dark kitchen redonnera le sourire à tous ceux qui commandent pour le bureau et qui s’ennuient à mourir à toujours lire les mêmes cartes. Ce “Libanais_officiel” est un vrai libanais : il utilise du plastique à tire-larigot, du plastique qui finira à la mer avec les poissons, ou brûlé en fumées toxiques. Donc il va falloir envisager sérieusement du pakaging en carton et en bambou car sinon, ça va pas le faire !

Menus à partir de 15 € jusqu’à 24 € pour 2 personnes ; Instagram – le_libanais_officiel_

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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