Restaurants en Provence

36 ans plus tard, les Arcenaulx réservent encore de bonnes surprises

les arcenaulx marseilleIl y a quelque chose de suranné à admirer la terrasse des Arcenaulx. Il y respire un confort bourgeois, une nonchalance blasée chez ses hôtes dont on les verrait bien tirer la chaise avec Télérama ou le Monde sous le bras. C’est le Luberon au coeur de Marseille, un petit côté ruelles de Gordes avec Mazarine Pingeot coiffée d’un chapeau de paille qui viendrait y déguster un tartare de daurade aux échalotes confites et vinaigrette aux huîtres de Camargue, un dos de cabillaud poché dans un bouillon au safran, une bouillabaisse ou une bourride fort rares à Marseille. Les tables sont dressées, nappées, les confortables chaises sobrement alignées.
L’accueil des habitués y est délicieux, sobre pour les inconnus qui se contenteront d’une table bancale. La lecture de la carte mérite l’épithète de gastronomique : piccolo de rossini-foie gras de canard frais poêlé-sauce aux truffes, pieds et paquets, tagliatelles à l’encre de seiche-encornets persillade tomates anisées et bouillon de favouilles… Tout fait envie. La formule déjeuner proposée en semaine est intelligente à l’instar de l’oeuf mollet-champignons poêlés et petits lardons qui conjugue tout à la fois les plaisirs champêtres et gourmands. Suit une brochette de rognons de veau (parfaitement rosés) nappée d’un jus concentré déglacé qui impose d’être consciencieusement saucé. La purée de moutarde à l’ancienne n’accompagne pas, elle escorte la brochette avec panache. Reste le café gourmand, un expresso équilibré entre force et suavité qu’accompagne un petit gateau au chocolat noir. De ce repas, on retiendra que le chef Eric Cornilleau fait honneur à l’histoire de ces Arcenaulx qui, depuis plus de 36 ans avec deux patronnes aux commandes, cultivent une certaine vision de Marseille. La carte est belle, le geste est sûr. A l’heure du départ, on se souvient qu’il y a une quinzaine d’années, les deux frères, Jacques et Laurent Pourcel, avaient songé racheter les Arcenaulx. Les tractations les en ayant dissuadés, Marseille a gardé les deux soeurs, Jeanne et Simone Laffitte. Un mal pour un bien…

25, cours d’Estienne d’Orves, Marseille 1er arr. ; réservations au 04 91 59 80 30.
Formule déjeuner 26 euros. Menus 32, 35 42, 65 euros. Bouillabaisse sur commande : 50 euros.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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