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Les vignerons provençaux font le point sur le millésime 2014

Le « gros » des vendanges 2014 a débuté le 25 août dans le vignoble provençal (AOC côtes de Provence, coteaux d’Aix-en-Provence et coteaux varois en Provence ), soit un peu plus tôt qu’en 2013 et que la moyenne, grâce aux bonnes conditions météorologiques dont a bénéficié la Provence. La qualité des raisins est belle, dépourvue de maladies et les volumes s’annoncent en hausse, selon les dernières estimations du CIVP (comité interprofessionnel des vins de Provence).

vendangesLe bilan climatique de l’année L’hiver 2013/2014 a été doux et bien arrosé, ce qui a permis de recharger les nappes phréatiques. Il a été suivi d’un printemps plutôt chaud et sec, ressenti même comme un été précoce au début du mois de juin. Mais une certaine « fraîcheur » s’est ensuite installée sur la Provence, par ailleurs fréquemment traversée par des régimes d’orages caractéristiques de la région : localisés et irréguliers. Ils ont parfois été accompagnés de grêle, heureusement sans gravité, sauf à de rares exceptions près vers le massif de Sainte-Victoire ou au nord de la Provence verte. Finalement, l’été a été favorable au vignoble : pas d’excès de chaleur, ni de sècheresse, et des nuits fraîches. Depuis la fin du mois d’août, un bon ensoleillement et des températures normales ont achevé de mûrir les grains.

La qualité au rendez-vous Les épisodes pluvieux ont souvent été suivis de mistral qui a de facto éloigné les risques de mildiou. Aujourd’hui, les vignes sont belles, les rameaux sont régulièrement chargés de grappes, et les raisins gonflés et mûrs. Les vendanges ont commencé autour du 20 août dans les zones précoces, en avance de quatre ou cinq jours comparé à l’an dernier et à la moyenne. Elles démarreront la deuxième quinzaine de septembre dans les zones plus tardives.

Des volumes en hausse En matière de volumes, à fin août les experts estiment que la récolte sera significativement plus importante que celles de 2012 et 2013 (années marquées par le gel et la grêle), et légèrement supérieure aux volumes récoltés en 2011. La Provence attend donc une progression de + 7 à + 10% comparé à 2013, soit + 3 à + 6% comparé à la moyenne 2007-2011. Les spécificités locales laissent prévoir une progression plus importante pour l’appellation coteaux d’Aix (supérieure à + 10% en volume par rapport à 2013, année marquée par des volumes plus faibles pour l’appellation), et dans les zones géographiques dédiées aux IGP.
Ces volumes, dans un contexte de stocks très faibles en Provence, de faible récolte française et de demande soutenue en vins rosés de qualité sont les bienvenus pour alimenter convenablement les marchés en vins de Provence. Au cours des six dernières années, la valorisation des rosés de Provence a progressé sur tous les circuits, avec développement des volumes sur les circuits les plus valorisés. La faiblesse des récoltes et des stocks de ces deux dernières années a accentué cette tendance de demande supérieure à l’offre.

NB : informations récupérées sur la base d’une enquête d’experts
menée par le CIVP auprès des oenologues et techniciens de terrain. 

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Région

BIO. Afin de mieux connaître la consommation des Français par régions, Kantar Worldpanel a réalisé plusieurs études permettant de mettre en lumière les disparités régionales. Ces études démontrent que le Sud-Est est la région du bio avec une consommation de produits bio 18% supérieure au total France. L’étude assure que les magasins bio et primeurs sont fréquentés 75% de plus que dans les autres régions de France. Les habitudes de courses diffèrent elles aussi car le Sud-Est est une région où le poids des seniors est important (30% de plus que la moyenne nationale) ; cela influe sur la fréquence et les paniers d’achat :  les paniers sont plus petits mais le nombre d’actes d’achats est plus élevé. En d’autres termes, on dépense moins mais plus souvent et davantage dans les commerces de proximité et de bouche. Cela s’explique notamment par l’accès aux produits locaux, à portée de main dans cette région. Les études révèlent aussi la place importante des végétaux de substitution : ils sont 24% plus consommés dans le Sud-Est que dans le reste de l’Hexagone.

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