Magazine

Les vins IGP ont décidé de se faire (re)connaître

carte IGPSavez-vous ce que veut dire l’acronyme IGP ? Si vous l’ignorez, sachez que vous comptez parmi les 70% de Français qui ne connaissent pas les vins à « Indication géographique protégée », une dénomination qui remplace nos fameux « vins de pays » depuis 2009. Une méconnaissance plutôt injuste car, actuellement, une bouteille de vin sur trois consommée en France, est un vin IGP.
Comme leur nom l’indique, ces vins proviennent de zones géographiques bien précises et répondent à un cahier des charges de production très strict, régulièrement contrôlé à différentes étapes de la production.

Quelle différence avec les AOC alors ? Comme ces derniers, les IGP sont des vins authentiques et revendiquent un attachement à leur terroir dont ils sont souvent le reflet mais ils sont souvent plus accessibles en matière de prix et de goût. Leur cahier des charges est adapté aux méthodes locales anciennes, mais suffisamment souple et flexible pour permettre une ouverture à la créativité, comme pour la commercialisation des vins de cépage par exemple. Bon nombre de vignerons ont choisi de s’exclure eux-mêmes de leur appellation, et de passer en IGP, sans pour autant sacrifier à la qualité afin de donner libre cours à leurs inspirations…

Attention, tous les vins IGP ne sont pas de grands vins.
Mais certains grands vins peuvent être en IGP ».

vin rouge IGPIl y a deux ans, une étude quantitative réalisée auprès de consommateurs commandée par la Confédération française des Vins de Pays et InterIGP montrait que 73% des consommateurs voyaient dans les vins IGP la garantie d’un vin d’origine et de qualité et que, pour 78% d’entre eux, ces vins évoquaient une promesse de qualité.
Pour faire connaître les vins IGP Méditerranée et les promouvoir, les viticulteurs se sont fédérés derrière Intervins. Cette structure fédère les vignerons en IGP et a décidé de miser sur une communication « différente » : « Nous voulons valoriser cette production sur notre territoire, affirme Anne Rouch, responsable presse. De plus en plus, nous serons partenaires d’événements festifs et culturels. Nous voulons aussi figurer à la carte des restaurants de notre zone ». Cette conquête du territoire commence par Marseille où Intervins organise quantités d’événements à l’attention des journalistes, blogueurs et restaurateurs : « Marseille, c’est la capitale de nos vins IGP Méditerranée » justifie Anne Rouch. Un vigneron présent avec elle poursuit : « Même si les cassis ou les bandols sont très bons, il y a aussi de très bons vins produits à 15 kilomètres de Marseille et c’est ça qu’on veut faire découvrir ».

Ce lundi 29 juin au soir, Intervins organise au restaurant la Passarelle (entre la Criée et Saint-Victor à Marseille, 7e), une soirée de présentation des vins IGP Méditerranée à l’attention des prescripteurs. L’offensive est lancée, les vins IGP partent à la conquête du grand public qui, de plus en plus, réserve à cette dénomination un accueil, si ce n’est enthousiaste, au moins très attentif. Quelle sera la réponse des AOC ?

Lire également ici

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.