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Lieven van Aken, nouveau joker gourmand du domaine de Manville

Lieven van Aken

Début du mois de septembre 2018… Après quatre années très denses passées au domaine de Manville et couronnées par l’obtention d’une étoile au guide Michelin pour le restaurant l’Aupiho, Matthieu Dupuis-Baumal boucle ses valises. Toujours en quête de nouveaux défis, le chef qui se décrit non sans humour sur Instagram comme un « athlète underground around the world and the galaxie » s’en est allé… Pour créer son propre restaurant ? Secret pour le moment.
Du côté de l’Aupiho, c’est au second depuis 3 ans, Lieven van Aken que les propriétaires de Manville, Edith et Patrick Saut, ont décidé de confier la direction des cuisines, afin de « perpétuer l’excellence du restaurant gastronomique » dixit les propriétaires des lieux.

Une interprétation du rouget barbet.

Premier objectif pour ce Belge de 31 ans : « Conserver le macaron obtenu en février dernier, explique Lieven van Aken. Nous allons stabiliser les équipes, être réguliers et à terme, d’ici 4 ou 5 ans, on aimerait décrocher la deuxième étoile ; nous travaillerons dur pour ça ».  Le chef a exercé 3 ans et demi en Belgique chez «Comme chez soi », une vénérable institution de 90 ans, puis a rejoint la famille Guérard au château Riell : « Là-bas, j’ai fait tous les postes, même la pâtisserie, pour bien appréhender le travail dans sa globalité », poursuit van Aken.

La greffe avec la Provence a pris, « ici, j’aime les pierres, les beaux arbres, le romarin, les pins, les oliviers… J’aime la nature sauvage de cette terre et la lumière y est très différente de celle que j’avais en Belgique, les levers et couchers de soleil sont toujours magnifiques » s’enthousiasme Lieven van Aken. Un cadre qui inspire une cuisine « saine, axée sur les produits. J’aime les herbes, pour moi le trio poisson-légume-herbe est inspirant tout comme l’association poisson-viande : un turbot cuit à l’arrête-farce à base de pied de cochon, jambon de pays et cèpes par exemple »

De sa cuisine, parfois des clients disent qu’elle fait penser « aux grands-mères avec des sauces qui évoquent l’autrefois » s’amuse Lieven. Le 31 août dernier, la famille van Aken s’est agrandie avec l’arrivée au foyer de Ayden, un authentique petit Provençal qui marque l’enracinement de Lieven dans la vallée des Baux : « Je n’ai aucune envie de partir, lâche-t-il. Je me vois bien faire ma vie ici. Le domaine est jeune et il y a un potentiel magnifique ici. C’est comme un bébé qui apprend à marcher »… Parole d’expert, parole de jeune papa.

Domaine de Manville, 13520 Les Baux-de-Provence ; infos au 04 90 54 40 20. Bistrot, déjeuner 32€, dîner 49 €, carte 40€. Restaurant 87 et 130 € le soir uniquement et dimanche midi.

Photos Anthony Lanneretonne

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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