Art de vivre

Le domaine de Manville fête ses deux ans

domaine de manville le Grand PastisUn hôtel 5 étoiles, un spa, un golf “écoresponsable”, un environnement naturel préservé et protégé : le domaine de Manville joue sur tous les tableaux. Propriété d’Edith et Patrick Saut, ce resort lové dans la pinède au pied du rocher des Baux-de-Provence, a fêté cette semaine ses deux ans d’activité. “Le domaine a été conçu comme un complexe agricole moderne par Louis-Alexandre Blanc de Manville en 1908”, raconte Florence Biscarrat, en charge de la commercialisation de ce “palace rural”. La reconversion architecturale de la propriété, réalisée par Mireille Pellen, architecte du Patrimoine en collaboration avec les paysagistes de PEP’S et Annie Zéau (pour la décoration intérieure) a permis de faire émerger un complexe hôtelier contemporain.
Bien sûr, comme dans toute structure de ce type, Manville aligne chambres, junior suites, suites mais, sans rien renier de son passé et des dépendances agricoles qui le composaient, le domaine a eu l’ingénieuse idée de convertir ses 9 maisons en locations individuelles de 220 m2, luxueusement équipées, pouvant accueillir jusqu’à 8 personnes. Là encore, l’accès au golf, les voiturettes électriques, le spa, les piscines, le service voiturier, le club enfants, le cinéma privatif sont laissés à disposition des hôtes…

Matthieu Dupuis Baumal chez lui, à Manville…

Et au milieu de cet écrin de luxe discret, il y a Matthieu Dupuis Baumal. Natif de Nantes, ce chef de 31 ans à peine a pas mal bourlingué : en Angleterre, aux côtés de Michel Roux, il vit deux ans au Waterside Inn. A son retour, il intègre des maisons de renom : l’Hôtel du Palais à Biarritz, le Puits Saint-Jacques dans le Gers, le George V à Paris. Avant d’intégrer Manville, Matthieu Dupuis Baumal passe 4 ans à la Maison Troigros auprès de Michel et César. Provençal depuis un an maintenant, il se familiarise peu à peu avec l’âme de la cuisine sudiste. Lors du dîner servi aux quelque 80 amis et clients les plus fidèles du domaine le 16 juin dernier, Dupuis Baumal a fait preuve d’une certaine intelligence, mariant par exemple l’artichaut barigoule au caviar osciètre sur une sauce champagne. Bien que rustique mais ancré dans les vraies valeurs terriennes, le menu du cuisinier a fait naître les sourires en proposant un velouté de petits pois à l’orange (écume et suprêmes). On retiendra du repas la magnifique sauce vierge provençale (huile d’olive, cubes de pulpe de tomates, chair d’olives vertes) sur un pavé de maigre et le jus réduit ample et sirupeux de la côte de veau de Corrèze à la cacahuète et galanga.
Seuls quelques mètres séparent le restau gastro du bistrot ; là encore, Matthieu Dupuis Baumal supervise le travail d’une équipe qui arrime sa passion sur les bons produits à l’instar du boulanger-tourrier qui propose des pains exceptionnels, mie blanche, élastique, à peine acide, des viennoiseries à nous clouer au brunch un dimanche entier et des cakes qui justifient toutes les damnations. Et si le temps manque, précipitez-vous un après-midi au bistrot encore pour y boire un café sur la terrasse à l’ombre des pins. Il y a de fortes chances que vous succombiez au baba au rhum, au Paris-Brest ou à un opéra très régressif.
Sept ans l’âge de raison ? Pas si sûr, il aura fallu seulement deux ans pour que le domaine de Manville parvienne à la maturité.

Restaurant gastronomique “la Table”, réservations au 04 90 54 86 27 ; menus 85€ et 130€ + la carte.
Le bistrot, formules 22 €, 29€ (vin compris) et pâtisseries à emporter : 8 € la part.
Domaine de Manville, 13520 les Baux-de-Provence ; infos au 04 90 54 40 20.

Photos Julien Bouvier

Le GP sur les réseaux

Retrouvez-nous 24/24h en photos !

En bref

Propulsion Jeudi 26 septembre, rendez-vous  sur le parvis des Archives et de la Bibliothèque départementales des Bouches-du-Rhône (bd de Paris, 2e arr). A 18h , conférence à l’auditorium sur le thème de : “la pieuvre, métamorphoses et stratégies”, avec Jean Arnaud et Vladimir Biaggi suivie d’une signature de leur livre Du poulpe à la pieuvre. Rumeurs, couleurs, saveurs. A 19h, sur le parvis, des cuisiniers originaires du pourtour méditerranéen proposeront des recettes métissées à base de céphalopodes inspirées de leur culture culinaire et préparées avec des produits locaux.
Par Sébastien Cortez et Leslie Dorel, Nadia Lagati et Philippe Ivanez, Gérard et Sylvie Calikanzaros.
Concert jusqu’à minuit avec Germaine Kobo & Bella Lawson et la Mobylette sound system.

Le grand marché de la friche du 7 octobre sera poulpesque Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on parlera du poulpe avec des invités et des experts. Toutes les infos ici.

Abonnez-vous à notre newsletter