Carnet de cave

Lina Pieretti, la dame qui tient le bon Cap

Sélection vieilles vignes PierettiChez les Pieretti, le sang du raisin coule dans les veines depuis le début du XVIIe siècle : « D’aussi loin que nous nous souvenions, à l’appui de quelques archives, nous cultivons la vigne depuis des siècles et je suis la première femme a être investie de cette mission » affirme Lina Pieretti. Si les aïeux travaillaient autrefois en montagne, Lina se souvient, tout enfant, avoir elle aussi ramassé les grappes avec eux et les ânes qu’on chargeait, « mais c’étaient des terres très difficiles » reconnaît-elle. Depuis 1988, année de son installation, le domaine a quintuplé de surface, passant à 15 hectares. « J’ai planté mes premiers cépages blancs de vermentino en 1991 et le muscat petit grain en 1993 » énumère cette petite silhouette énergique. Habillant le cap corse d’un beau manteau vert, les vignes de Lina font face à la mer, s’échelonnant en coteaux, respirant les influences marine et du maquis. La production du domaine Pieretti est assez confidentielle avec quelque 45 000 bouteilles chaque année. Vous aurez un coup de coeur pour ce rouge millésime 2012 élaboré à parts égales avec du nielluccio (« planté par mon père en 1975 ») et du grenache noir (« qu’autrefois on appelait ici alicante »). Ce vin de moyenne et longue garde – de 10 à 15 ans selon les années -, présente une belle complexité aromatique et gustative. Très représentatif des vins du cap corse, il laisse percer des arômes de maquis, de vanille et de fruits rouges. Bien tendu et charnu en bouche, vous ferez le juste choix en l’associant avec tous les plats de la gastronomie insulaire, du boeuf, de l’agneau à la braise, des volailles et gibiers, des fromages à pâte cuite. Avec son gendre Stéphane, son maître de chai Vincent et Valérie au caveau, Lina Pieretti tient le bon cap : « Il faut être sage et humble face à la nature » répète-t-elle à l’envi. Celle qui se dit vigneronne et pas viticultrice ignore si quelqu’un reprendra la suite : « Mais a-t-on le choix ? » questionne-t-elle.

Domaine Pieretti, Santa Severa, 20228 Luri ; 04 95 35 01 03. Le “Vieilles vignes” rouge, 2012 ; 20 € la bouteille départ cave.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Guide Fooding

Le nouveau Guide Fooding, édition 2023, qui sera disponible, partout en France, dès ce jeudi 17 novembre, dévoile son palmarès. A Marseille, le titre de meilleur Sophistroquet est attribué à Regain (Sarah Chougnet-Strudel et Lucien Salomon) et le titre de Meilleur esprit d’équipe échoit au restaurant l’Idéal (Julia Sammut, Aurélien Baron et Jérémy Nguyen).

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