Art de vivre

Les croquis croquants de Malika Moine arrivent chez votre libraire

Malika MoineLe train du succès n’est pas près de s’arrêter ! Malika Moine annonce pour cette fin de semaine, la sortie de son livre Croquis Croquant, la suite, deuxième ouvrage consacré aux beaux et bons restaurants de Marseille. “Ce livre est, en réalité, le quatrième que je signe, avertit la jeune femme à la voix douce, presque fragile. Auparavant, il y a eu Tournée générale, 51 bars de Marseille avec des textes de Phil G. et Cœurs à l’ouvrage, 53 métiers, boutiques et ateliers de Marseille”. L’écriture de ce livre, dont la genèse remonte à quelque deux ans et demi, a été “longue et agréable” souligne avec malice la jeune femme. “Je suis allée manger dans tous les restos mentionnés, parfois anonymement, parfois en toute transparence, le cuisinier sachant pourquoi j’étais là”. Il en résulte un ouvrage où le dessin, poétique, presque naïf, témoigne, sans la trahir, de la réalité. “L’essentiel du dessin se faisait tout au long du repas”, poursuit Malika Moine.

Face à ces “instantanés dessinés”, des recettes de chef, des intitulés, des ingrédients, des formulations qui trahissent l’âme, le style, parfois l’énergie de tous ces artisans : “Chacune des tables présentes a rempli des critères de sélection. Il fallait que ce soit bon bien sûr mais il fallait aussi que l’endroit soit accueillant et que le patron ait des qualités humaines. J’ai donc écarté immédiatement tous ceux qui n’ont manifesté ni empathie ni bienveillance pour le projet” assure Malika Moine.
Avec 52 adresses, comme le nombre de semaines dans une année, “un restaurant par semaine, c’est chouette non ?”, le livre débute par une recette écrite par le complice de toujours, Phil G. “car il a beaucoup d’humour et une plume bien aiguisée”. Tout à la fois livre de recettes, souvenir de Marseille, Croquis Croquant, la suite, nous emmène du Proche-Orient à l’Italie, de l’Asie au Mexique et révèle quelques perles comme ce chilien de la Plaine, Santo Cachon ou l’impeccable Baobab, table africaine injustement méconnue.

Parce qu’elle voulait aussi un bel objet, malika Moine a souhaité qu’au côté des 4000 exemplaire brochés soient vendus 1000 exemplaires reliés à la main par une relieuse marseillaise “qui fait un travail exceptionnel, une reliure à la japonaise rare”. Un livre du quotidien, un livre d’artisan au sens noble du terme.

Croquis Croquant, la suite, de Malika Moine, dans toutes les librairies de Marseille sauf la Fnac, 112 pages, 20 € et 33 € selon les reliures.
Soirée dédicace lundi 9 octobre à partir de 18h30 aux Grandes Tables de la Friche.

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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