
C’est un moment de grâce, alors que l’on prend la route sinueuse qui mène aux Goudes puis à Callelongue. Un de ces moments où la mer d’huile rejoint l’horizon ; le soleil est au zénith, jamais le phare de Planier n’a paru aussi près. A la terrasse de la Marine des Goudes, quelques habitants sont venus boire le pastis avant de rentrer déjeuner chez eux. La salle est lumineuse, l’accueil souriant. On s’installe dans la véranda, face au portillon de la société nautique « la Rascasse », devant les barques qui encombrent le port.
L’atmosphère est paisible et l’esprit marseillais des lieux se déguste d’abord à la carte : fines tranches de mulet-vinaigrette soupe de poissons, supions provençale aux pommes de terre et persillade et huîtres de Camargue. Les repas peuvent d’imaginer autour d’une bouillabaisse (54 € par personne), de gambas flambées au pastis, d’une langouste ou d’un homard et sa bisque, de linguine aux moules ou d’un filet de bœuf sauce au poivre.




En cuisine, le chef Lucas Drancourt joue une partition très personnelle, avec du caractère, et séduit par sa sa vision de la cuisine provençalo-marseillaise avec des marqueurs toniques uniques. Formé chez Sépia, puis Julis avant de rejoindre le food-club Cécile, Drancourt, 30 ans tout juste, peut être fier de sa soupe de roche, veloutée, avec de la mâche et une pointe pimentée élégante.


Une coupe de fraises, de la chantilly vanillée et voilà que se pointe le café. Chacun savoure son bonheur d’être là, aux Goudes, en ce jour de semaine, balayé par un mistral naissant.
Alors faut-il réserver son couvert à la Marine des Goudes ? Plus que jamais oui car l’ambiance y est détendue, les rares touristes sont ravis de se mêler aux Marseillais et de découvrir cette cuisine heureuse, souriante, avec des saveurs et des plats qui ont le goût de ce qu’ils sont. On aime ce chef qui assume ses partis-pris et ses assaisonnements, on aime cette carte courte, lisible et si riche en même temps. Si le village est une carte postale, les assiettes de la Marine le sont aussi.
La Marine Des Goudes, 16, rue Désiré-Pelaprat, Marseille 8e arr. ; infos au 04 91 25 28 76. Carte 57 € env.
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► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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