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Maristella Vasserot, une vie de passion aux effluves anisées

Cristal Limiñana, c’est l’histoire d’une saga familiale intimement ancrée en Méditerranée. L’épopée a débuté, en 1884 en Algérie, et se poursuit dans la cité phocéenne depuis 1962. Aujourd’hui, c’est Maristella Vasserot qui, depuis trois ans, est à la tête de cette usine où l’on produit le Cristal, l’un des derniers pastis conçus directement dans Marseille. Mais le Cristal Limiñana, ce n’est pas que du pastis, c’est également toute une gamme de produit alcoolisés, ou non, allant de l’anisette jusqu’à la vodka en passant par des sorbets à l’anis, avec ou sans alcool. « Nous comptons également sortir courant septembre, octobre un nouveau rhum. Le Manada. J’ai retrouvé la recette parmi un stock que mon grand père avait acquis lors de l’achat d’une entreprise. Avec l’aide de Guillaume Ferroni, nous sommes en train de ressusciter la recette ! » confie la gérante, sourire aux lèvres, qui attend avec impatience l’arrivée sur le marché de ce petit dernier dans la gamme Limiñana.

Maristella Vasserot

Maristella Vasserot, quel est votre principal trait de caractère ?
L’optimisme.

Quel est votre principal défaut?
Je suis assez têtue, je change difficilement d’avis.

Qu’appréciez-vous chez vos amis ?
Leur fidélité et leur intégrité.

Quelle est votre occupation favorite ?
Profiter de la mer. J’admire l’horizon sur un kayak puis les fonds avec un masque et un tuba.

Qui aimeriez-vous être d’autre ?
Une chanteuse d’opéra.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre profession ?
Le contact avec les gens. Tous le monde apprécie le temps de l’apéritif ; j’aime conseiller certains alcools selon le goût des convives et les ambiances dans lesquelles on les découvre.

Votre couleur préférée ?
Le rouge.

Pour l’apéritif, que choisiriez-vous ?
Je dirais une anisette.

Qui est votre héro dans les fictions ?
E.T., je retrouve beaucoup de personnes que je connais dans son histoire, un exilé qui souhaite rentrer chez lui.

Sur votre bibliothèque iTunes, qu’est ce qu’on écoute ?
De la musique d’Amérique latine, de la chanson française, mais je suis très mélomane. Ce qui est bon me plaît !

Vin rouge, blanc ou rosé ?
L’été je dirais un bon rosé et l’hiver au coin du feu ce sera plutôt un rouge.

Qui est votre héro dans la vie réelle ?
J’admire le parcours de Nelson Mandela. Il est toujours resté humain. Il a réussi à s’inspirer de ses erreurs passées pour se bonifier. Ce n’est pas quelqu’un de lisse.

Ceux sans qui vous n’auriez jamais réussi ?
Mes parents. Ils m’ont transmis leur savoir-faire. Mon rêve désormais est de le transmettre à mes filles.

Que détestez-vous par dessus tout ?
La haine quand elle découle de l’ignorance.

Comment aimeriez-vous mourir ?
De vieillesse, tomber épuisée par le temps qui passe.

Quelle est votre devise ?
Ne rien lâcher !

Recueilli par Axel Gède / photo A.G.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.