
Ils sont un peu les ambassadeurs de Marseille, une voix de la Provence, avec ou sans accent, à quelque 4800 kilomètres de distance… Eux, ce sont les Marseillais de Dubaï, une communauté qui vient de se constituer en association, voilà 3 mois, sous l’égide de Massilia Mundi (lire ici). Vendredi décembre dernier, ils se sont réunis pour la troisième fois chez Greg et Katell qui leur ont ouvert les portes de leur maison, dans le quartier d’Umm Suqueim, à un jet de pierre des plages. Décembre est un mois froid à Dubaï où les températures nocturnes frôlent les 23°C. Sur le bord d’une piscine, environ quatre-vingt personnes ont été réunies par Anne Scodellaro et Christine Rizzato, qui portent à bout de bras cette antenne émiratie de Massilia Mundi. Les deux Marseillaises sont originaires du périmètre Chave-Camas dans le 5e arrondissement et mettent tout en oeuvre pour créer du lien, « humain, social et économique afin de faciliter notre vie ici » raconte Anne Scodellaro.
« Les Marseillais de Dubaï appartiennent au réseau massilia Mundi mais sont aussi chapeautés par le French community club, explique Christine, installée à Dubaï depuis 12 ans. Lors de nos réunions, on accueille aussi des ressortissants d’autres nationalités comme les Belges, mais l’important c’est de connaître et aimer Marseille ». Tous ces expatriés exercent dans les domaines du marketing, du commercial, de la recherche ou de l’enseignement, à l’image de Célia, et ne rateraient pour rien au monde ces soirées qui créent un précieux réseau social permettant d’entretenir un lien avec la France. « Quand je reviens à Marseille, je trouve que l’atmosphère est plombée et lourde, déplore Anthony, originaire du boulevard Notre-Dame (6e arr). Je voulais en profiter pour dire aux Français qu’ils ont une grande chance de vivre en France et qu’il faut arrêter de se plaindre et mettre fin aux tensions entre les personnes. Cela dit, quand je reviens à Marseille, en moyenne 15 jours par an, pour les vacances, je note que tout ce qui s’y fait est très chouette alors retrouvez le moral les gars ! ».



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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