Carnet de cave

Marseille Winery, le vin marseillais qui renoue avec les origines de la ville

Marseille WineryUne winery au coeur de Marseille ? Le serpent de mer refait surface de temps à autres chez les uns et les autres mais Lionel Fauquier a décidé de donner vie à son projet. « Mon idée repose sur l’histoire de la ville, commente le jeune entrepreneur qui a bossé 15 ans dans le marketing sportif. Fondée il y a 26 siècles par des colons grecs, Marseille doit toute sa fortune au commerce du vin. Loin d’être des guerriers, les Grecs ont importé sur les rives du Lacydon la technique de la céramique tournée, de la fabrication d’huile d’olive et les techniques de vinification ». Le déclin de cette activité au XIXe, dû à la crise du phylloxéra et à la concurrence de commerce avec les colonies, serait-il enrayé ?

Une marque, 3 segments
Sur ce modèle, Fauquier a donc créé une marque de vin marseillaise à l’image de ce qui se fait aux Etats-unis et l’ensemble des pays anglo-saxons : « Là-bas, on vend des winery alors qu’en France on commercialise sous le nom des vins de domaine, poursuit ce natif de Nîmes. Pour simplifier, on dira que Marseille Winery est techniquement proche du système coopératif mais philosophiquement nous sommes dans l’entrepreneuriat individuel ».
Concrètement, Lionel Fauquier proposera 3 types de vins : les vins de négoce vinifiés chez des vignerons partenaires (les rosés, majoritairement) ; les vins que Fauquier vinifiera lui-même après avoir sélectionné et acheté les raisins (« pour le moment, j’achète des cépages locaux mais à l’avenir, je ne m’interdis pas de marier des cépages non provençaux ») ; les vins vinifiés à partir de raisins cultivés sur le territoire de la ville de Marseille.

Pour ces derniers, Fauquier assure avoir trouvé « deux terrains de 5 hectares chacun qui seraient replantés en 2020, car, affirme-t-il, on y a retrouvé des vignes en friche, preuve évidente de la destination première de ces terres ». Les grands-parents, maternel et paternel de Lionel Fauquier étaient déjà vignerons et la passion du vin n’a jamais quitté ce vigneron new-style qui lance ces jours-ci la vente de ses premières bouteilles en ligne : « Je raisonne en segments. Le haut de gamme s’appellera Origines, ce sont les vins que nous vinifierons nous-mêmes en trois couleurs ; le deuxième segment, Organic, sera dédié aux vins bios en 3 couleurs également et le troisième segment, baptisé non sans humour Goudes, sera destiné aux vins plaisir, aux vins de potes en blanc et rosé »… Des vins qui supportent qu’on mette un glaçon dedans, des vins fun. Outre la vente en ligne, les contacts ont été noués avec des cavistes et des distributeurs séduits par les jus bien sûr mais également la ligne et les étiquettes signées Toto Pissaco, chantre de la figuration libre. Côté tarifs la gamme de Marseille Winery démarre à 7,50 € et atteint les 12 € pour les 75 cl.
Et 2600 ans plus tard, Marseille n’a rien oublié des premières leçons dispensées par les Phocéens.

Le site de Marseille winery, c’est ici !

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.