Carnet de cave

Michel Chapoutier rééelu président d’Inter Rhône pour 3 ans

Michel ChapoutierIl était midi vingt ce vendredi 3 novembre lorsqu’a été annoncée la réélection, pour un mandat de 3 ans, de Michel Chapoutier à la présidence d’Inter-Rhône, interprofession des vins AOC Côtes du Rhône et Vallée du Rhône. A l’aube de son nouveau mandat, ce négociant et propriétaire de vignobles a estimé que la stratégie de valorisation globale des AOC rhodaniennes « est en marche mais reste néanmoins à consolider ». Il faut « transformer l’essai » selon ses propres termes, faire en sorte que ce repositionnement soit structurel et définitif. Son programme pour les trois années à venir se structure en cinq axes.
Le premier d’entre eux consiste à placer l’économie, l’observation, la prospective comme pilier essentiel de l’interprofession. « Nous devons nous doter d’outils et de données plus complets pour mieux analyser et surtout mieux anticiper les perspectives économiques» a déclaré Chapoutier. Le deuxième axe repose sur la réaffirmation de l’export comme priorité pour les vignobles de la Vallée du Rhône : « Dans un contexte général de baisse structurelle de notre consommation nationale, là où dans le même temps la consommation continue de croître, l’avenir de notre filière régionale se joue hors de nos frontières où des relais de croissance sont possibles ».
L’émergence des vignobles de la Vallée du Rhône comme importante région productrice de vin blanc est un sujet que le président Chapoutier a présenté en guise de troisième axe de son programme. Selon lui, du fait de nouveaux modes de consommation, il faut être conscient que la croissance mondiale s’opère principalement sur les vins blancs. « Je suis profondément convaincu qu’une partie de notre futur passera par les vins blancs car nous avons les terroirs calcaires pour cela ». Le quatrième pilier du programme proposé repose sur une nouvelle dynamique en matière de recherche et développement. Des enjeux nouveaux se profilent (agro-écologie, enjeux sociétaux et environnementaux, changement climatique…) et méritent que les Vignobles rhodaniens s’organisent en conséquence.
Enfin, Michel Chapoutier souhaite oeuvrer à la montée en compétence de notre région sur les métiers de la vigne et du vin : « Les événements vécus récemment nous auront une nouvelle fois prouvé qu’il devient plus que jamais urgent d’enclencher une nouvelle dynamique de production, de réapprendre à produire ou à produire différemment, avec un vignoble performant et sans doute rajeuni ».
Quelle que soit l’énergie du président Chapoutier, il compte notamment sur le soutien des deux présidents de famille dont il partage la vision de long terme. Etienne Maffre, directeur général d’une maison de négoce et président de l’UMVR (Union des Maisons de vins du Rhône), témoigne de l’engagement, de l’ambition et de la volonté de sa famille de porter des sujets déterminants pour la filière. Philippe Pellaton, président du syndicat des Côtes-du-Rhône et président d’une cave coopérative, rassemble et fédère derrière lui caves particulières et caves coopératives qui ont toute son écoute.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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