Lorsqu’un expert en vins vous parle des vins de Provence, en fait, il parle de 3 appellations : les côtes de Provence, les coteaux d’Aix et les coteaux varois. A quelques semaines du lancement de la saison estivale, les professionnels de cette zone dressent un état des lieux du millésime 2014, à savoir : quelle sera la physionomie des vins produits avec les raisins ramassés à l’automne 2014 ?
Sachez qu’on a produit 185 millions de bouteilles de rouge, blanc et rosé en 2014 sur les deux départements du Var et des Bouches-du-Rhône (une seule commune des Alpes maritimes s’ajoute à l’ensemble). Colossal. Alors les vendanges 2014 se sont-elles bien passé ? « La fin du mois d’août et le mois de septembre ont connu un bon ensoleillement et des températures dignes d’un été indien permettant aux raisins provençaux de terminer leur maturité. A noter toutefois sur cette période, la présence d’épisodes pluvieux localisés. Les nuits fraîches ont favorisé la maturité phénolique, et l’avance végétative importante en début de saison s’est réduite, les vendanges en Provence ont ainsi commencé autour du 20 août dans les zones précoces, et se sont terminées avant fin octobre » explique l’interprofession.
Et, selon les viticulteurs, « les rosés que nous boirons cet été présenteront des robes claires, seront complexes et aromatiques ». Côté rouge, « les vins seront gouleyants, charpentés et généreux » ; quant aux blancs « ils seront identifiables avec leurs arômes d’agrumes, de fruits à chair blanche et leurs rondeurs caractéristiques du cépage rolle très utilisé en Provence ». Nous voilà prévenus…

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
Hélas, on est reparti pour un tour de Rosé auquel à l’évidence a été appliquée l’exceptionnel coefficient de marée du jour pour déferler ainsi !
Et en plus, mes premières dégustations sont à l’égal de 2013, sinon pire, consternantes de banalité, dans une uniformité de simplicité tolérant les glaçons, à l’image effectivement des Blancs complètement phagocytés par l’omniprésent Rolle, passé en 20 ans de la seule micro appellation BELLET (si on fait exception du vignoble Corse), à l’ensemble de la Provence viticole.
Patrick JUVET aurait pu le chanter : où sont les rouges, ceux qu’on boit quand ça bouge, où sont les rouges, rouges , rouges ???