Carnet de cave

Le muscat de Fontavin, on le sert à l’apéro ou au dessert

fontavinA en croire les Rita Mitsouko, groupe de pop français bien connu des années 80-90, “les histoires d’amour finissent mal en général”. Sauf qu’à Fontavin, les histoires d’amour finissent bien. Au commencement, il y avait Martine Clerc et Michel Chouvet qui débutent leur histoire d’amour à l’aube des années flower power, dans les années 1970. Elle vient de Violès, il est de Bédarrides, deux villages vauclusiens. Dans la corbeille de mariage, outre la passion pour la vigne et le vin, il y a un projet qui se concrétise en 1989 : la création de ce domaine. Désormais, suivant le chemin tracé par son papa, Hélène Chouvet-Coton, oenologue de son état, rejoint le domaine familial sept ans plus tard et n’en est plus partie. Sous son impulsion, Fontavin se convertit au bio en 2008 mais, loin de se limiter à une méthode culturale, l’agriculture bio est une conséquence de la pensée humaniste qui anime Hélène. D’un côté il y a le fruit, l’élégance et la concentration. De l’autre, la patience et l’amour.

Ce muscat de Beaumes de Venise a reçu tant de récompenses qu’il serait fastidieux de les énumérer. Il est élaboré à base du seul cépage muscat blanc à petits grains. Si le domaine compte 45 hectares, la parcelle de 3 hectares qui répond à l’AOP est située au pied des dentelles de Montmirail et s’en trouve protégée du mistral glacial. Les vignes âgées de quelque 25 ans sont bichonnées avec passion : pas d’engrais chimique, pas de produit chimique de synthèse, pas d’insecticide ni d’herbicides, vendanges à la main… Un travail de dentelière.

Ce vin, comme Janus, a deux visages ; il convient à l’apéritif pour réveiller l’appétit ou au dessert, pour clore vos agapes en douceur. Son nez intense et complexe révèle des fleurs, fruits blancs, fruits exotiques. La bouche, fine et persistante donne l’impression de croquer des grains de raisin frais. Très logiquement, si on “oublie” sa bouteille en cave, des arômes plus complexe d’orange confite, d’abricots secs en feront le vin idéal pour un gâteau type mousse d’abricots, soufflé à l’orange ou clafoutis aux raisins. En résumé, on vous conseille de le boire jeune à l’apéro (servi à 10°C avec du foie gras) ou d’attendre de 5 à 10 ans, pour vos desserts.

Bonus : et si vous accompagniez ce vin de crostini au foie gras à l’apéro ?

Dom. de Fontavin, 1468, route de la Plaine, 84350 Courthezon ; infos au 04 90 70 72 14.
Muscat de Beaumes-de-Venise, aux environs de 15 € la bouteille de 75 cl.

 

Vite lu

Une bouillabaisse marseillaise chez un fromager aixois Si vous habitez Aix, plus besoin de venir à Marseille pour y déguster le plat emblématique. Vous avez désormais la possibilité de commander une bouillabaisse chez le fromager Benoît Lemarié (55, rue d’Italie à Aix) et il suffit de venir la récupérer le lendemain… Cuisinée avec beaucoup de talent par Gilles Carmignani, restaurateur marseillais (la Table de l’Olivier, 56, rue Mazenod, Marseille 2e arr.), la bouillabaisse est cuisinée le jour même, signe ultime de fraîcheur et de qualité. Prix : 46 € par personne. Infos au 04 42 66 50 06.

La cuisine d’été de Sophie, de Sophie Dudemaine sortira en librairies le 2 mai. Voici l’été, ses barbecues, ses salades colorées… Que l’on se retrouve autour du gril ou d’une simple tablée quotidienne, les mois estivaux sont toujours la promesse de douces saveurs grillées, fraîches et vitaminées. “Apéro, grillades, tartes, salades, desserts… les légumes et fruits d’été côtoient les viandes et crustacés, pour offrir à chacun la joie de bien manger, tout simplement. Je vous ai préparé 90 recettes salées et sucrées, délicieusement ensoleillées” promet Sophie qui cite le rôti de bœuf en croûte de moutarde, les saint-jacques à la plancha et la salade de pastèque. Photos de Rina Nurra, 224 pages, La Martinière Ed., tarif : 24,90 €.

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