S’il fallait résumer le style Gagnaire, il faudrait répéter cette citation : « La cuisine ne se mesure pas en termes de modernité ou de tradition, on doit juste y lire la tendresse du cuisinier ». Chef hors pair marchant sur des sentiers peu empruntés, Gagnaire est à l’origine de plusieurs grandes tables : « Sketch » à Londres, « Gaya Rive Gauche » à Paris, « les Airelles » à Courchevel, « Twist » au Mandarin Oriental de Las Vegas, « Pierre Gagnaire » à Séoul et à Tokyo, « Reflets » à Dubaï, « Pierre » à Hong Kong et « Pèir » à Gordes, dans le Vaucluse (lire ici aussi). Le plaisir de la table, selon Pierre Gagnaire, s’appuie sur l’excellence du produit aussi simple et humble fût-il. Le navet, la raie, les abats inspirent, dans des assiettes magnifiquement mises en scène, une cuisine généreuse et immédiate.
Un livre, 90 recettes, 30 menus, 5 saisons
L’envie de transmettre ou tout simplement d’exporter son style ont poussé Gagnaire à publier un ouvrage de recettes à la portée de tous, une sorte d’adaptation de ses best-of pour le grand public. L’idée de cet ouvrage est de faire simple ; simplicité dans les produits utilisés mais aussi et surtout dans leur mise en oeuvre. Pas de bouillon, ni de sauce, ni de cuisson, ni d’assemblage alambiqués ; pas de matériel sophistiqué pour telle ou telle préparation. Le livre se compose de 30 menus, soit 90 recettes, et se découpe en 5 saisons ; la cinquième saison étant ce moment creux entre l’hiver et le vrai printemps durant lequel le cuisinier doit exprimer, malgré la pauvreté du marché, l’idée du renouveau.
Pour chaque saison, les 6 menus proposés respectent la fraîcheur des produits et l’équilibre entre les 3 plats qui les composent : pot-au-feu de veau à l’anis étoilé, endive entière farcie d’abricots secs et de raisins blonds, terrine de sole aux poireaux, pithiviers de viande, oeuf à la berrichonne, gros gnocchi de pois cassés aux cèpes…
Sans oublier les desserts, parmi lesquels le biscuit roulé à la vanille, jus de fraise émulsionné, salade de fruits au Campari, tuile au citron, gelée de pamplemousse rose… auront votre préférence. Une cuisine des 5 saisons, un très beau livre, une idée cadeau pour cuisiniers même (très) amateur(trice)s. Une autre idée du luxe, peut-être le vrai ?
« La cuisine des 5 saisons » de Pierre Gagnaire ; photographies Jacques Gavard – stylisme : Sabrina Fauda-Rôle ; Solar Ed. ; 35 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
Quel regret que vous soyez parti de St Etienne ….. rue Georges teissier…. et …
Je garde de précieux souvenirs