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Le tour de France gastronomique à vélo de Pierre-Louis Tourneur passe par Marseille

pierre-louis tourneur
Un tour qui passe par la Normandie…

“C’est peut-être à ma nourrice originaire de Charente-Maritime que je dois mon intérêt pour la gastronomie” avoue en souriant Pierre-Louis Tourneur. Le jeune homme de 26 ans est arrivé à Marseille à vélo dans le cadre de son tour de France porté par un projet aussi intriguant qu’intelligent. Pierre-Louis est ingénieur agronome de formation, spécialisé en transformation alimentaire, il a aussi fréquenté les cours d’une école de commerce parisienne. Avant de parcourir la France, il a couru le monde, du Burkina-Faso, à la Birmanie, de Singapour à la Chine, non pas pour y visiter sites et monuments mais découvrir la gastronomie de continents lointains. “J’ai pensé un jour rédiger un guide des artisans et producteurs, un guide qui serait une somme, la référence de toutes les spécialités classées par villes et par régions” explique-t-il. En avril 2018, Pierre-Louis Tourneur a donc enfourché son vélo et a entamé son tour de France.

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… puis chez Joseph Viola dans ses bouchons lyonnais.

4 735 kilomètres, 292 jours, 800 spécialités, 45 villes, 250 artisans… Le jeune passionné a ratissé la France de fond en comble et son travail mêle l’ethnologie, les cultures populaires et l’Histoire sur fond de gourmandise assumée. Son travail est classé en catégories (boulangerie-pâtisserie, boucherie-charcuterie, fromages, vins, épicerie fine-biscuiterie et cuisine traditionnelle) qui racontent les gestes, traditions et évolutions de nos modes d’alimentation. “D’abord je cherche les artisans référence, dit Pierre-Louis Tourneur. Ensuite, je m’appuie sur les réseaux, les confréries, les cercles d’excellences, les cooptations. Sur le net, je me rapproche des sites qui sont des références et font autorité” poursuit l’explorateur qui confesse “un modèle un peu IIIe République qui fonctionne sur le modèle des grands électeurs et puis, il faut être franc, les pros ont un palais et savent ce que c’est la qualité”.

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Avec Fabien Rugi et Céline Bonnieu de la Boîte à Sardines

Les instagrameurs, fossoyeurs de la gastronomie
Toujours en quête de vérité, Pierre-Louis Tourneur demande à être le témoin, à voir le travail de ces grands artisans qui font la réputation de la France : “Si on ne m’ouvre pas les portes, je ne référence pas” assène-t-il soulignant que c’est à Marseille qu’il a eu le plus de souci de “transparence”. Selon une estimation très personnelle, Pierre-Louis Tourneur évolue à 25% le nombre de spécialités qui ont quitté le grand inventaire du patrimoine gastronomique français : “Je pense que les années 90/2000 ont été celles de la standardisation de la cuisine avec l’arrivée chez nous des cuisines du monde (sushis) surlignée par la standardisation de l’offre en grandes surfaces et le web qui ne diffuse que des assiettes et plats jolis poussant aux oubliettes des préparations délicieuses mais qui ne sont pas photogéniques”

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Pierre-Louis reçu chez José Orsoni aux Navettes des Accoules

Selon Pierre-Louis Tourneur, l’Etat “ne peut rien pour sauver le patrimoine culinaire. Une spécialité doit être viable économiquement pour être apprise puis transmise. Le tourisme est un vecteur de développement de la gastronomie locale. Je le répète : Mon combat c’est sauver un patrimoine en péril, sauver des spécialités en les rendant économiquement viables”. Parce qu’il voulait aller à la source, Pierre-Louis a entamé un tour de France à vélo. Il a toujours dormi “chez des anciens de promo de l’agro” et n’a poussé les portes d’un hôtel que 9 fois dans son périple. Intarissable sur ses guides, il précise : “Je vends un outil, pas de l’information”. Une nuance et une finesse d’esprit qui en disent long sur le personnage.

Parcourir la France sur le site de Pierre-Louis Tourneur.

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Infos express

Réouverture de l’office de tourisme et des congrès de la ville de Marseille C’est le samedi 30 mai que le bureau de l’OMTCM retrouve son activité dans le respect des consignes sanitaires et des gestes barrières prévus pour les lieux publics. Des plexiglas ont été installés, du gel hydroalcoolique à disposition et les conseillers en séjour porteront des visières. Durant le mois de juin, les horaires d’accueil sont fixés du lundi au dimanche de 10h à 17h . Dès le 1er juillet, deux twizy d’informations touristiques renforceront le dispositif d’accueil
pendant deux mois dans les rues de Marseille, 7 points de stationnement (la gare, l’hôtel de ville, le
J4, la Canebière, la Pointe rouge) pour renseigner les touristes. Un plan avec des idées de circuits de 2h à pied sera remis aux visiteurs. Le tourisme à Marseille en 2019 a représenté 1 milliard d’euros de retombées économiques, impacte 15 000 emplois directs. 5 millions de touristes ont été accueillis dont 1,8 million de croisiéristes.

Visites guidées gratuites de Marseille 15 visites guidées des différents quartiers de la ville (9 personnes maxi par visite) seront  offertes pendant tout le week-end de la Pentecôte (samedi, dimanche et lundi), inscription obligatoire en cliquant sur ce lien. Chaque jour 5 visites seront proposées à 10h et/ou 11h le matin et 14h et/ou 15h l’après-midi. Elles dureront 1h30 ou 2h et seront commentées par des guides-conférenciers.
• Malmousque, petit port de la Corniche
• Marseille trendy, le quartier du roi Soleil (la partie Sud du Vieux-Port)
• A la découverte du Vieux-Port (ruelles étroites de la vieille ville, couleurs et atmosphères)…
• Le Panier, cœur historique entre anecdotes et art de vivre
• Les jardins du palais Longchamp
• Le parc Borély et son élégante “folie” XVIIIe
Les visites se termineront devant les 4 musées municipaux qui seront également gratuits
jusqu’au 31 août, 4 musées municipaux rouvrent samedi 30 mai : la Vieille Charité, le musée
d’Histoire, le musée des Beaux-Arts, le château Borély.