Art de vivre

Les marchés de Provence, c’est tout un art de vivre

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Le marché de la place Richelme à Aix, un samedi matin…

Ils sont l’âme de la Provence, des villages et des quartiers. Portés par une nouvelle conscience locavore, par l’essor de la production agricole et de l’élevage bio, les marchés de notre région ne se sont jamais aussi bien portés. Chaque village, chaque quartier propose le sien, source inépuisable de rencontres et d’échanges. « Pour bien profiter d’un marché il faut d’abord, la première fois, prendre le temps de s’y perdre un peu », conseille Valérie Lhomme auteur de « Ma cuisine du marché » (Larousse Ed). N’hésitez pas à poser des questions aux commerçants et aux clients sur les « bons étals » comme on se renseigne sur les bons restaurants lorsqu’on arrive dans une ville inconnue. « Certains marchés sont très métissés, d’autres très locaux. Certains sont réputés chers, d’autres, riches en bonnes affaires » poursuit l’auteur culinaire.
Bien au-delà, le marché est un lieu de transmission : on y apprend la provenance, la culture et comment cuisiner au mieux un produit. Oubliez vos réflexes de boutique ou de supermarché et, dès ce week-end (re)prenez les bonnes habitudes : respectez le rythme des saisons, oubliez les pêches et cerises en janvier ! « C’est pour cette raison qu’il ne faut pas hésiter à discuter avec les maraîchers, fromagers, bouchers qui sont toujours heureux de transmettre leur métier et de vous raconter pourquoi ils n’ont pas tel ou tel produit. Autre indice, un bon marché offre dans un périmètre bien circonscrit tous les commerçants de bouche qui servent des produits frais, de saison, au juste prix » énumère Valérie Lhomme.

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Les halles de la place Pie à Avignon, haut lieu de convivialité

Un marché c’est souvent moins cher qu’un hyper
Un bon marché réserve toujours de bonnes surprises : on y compare les prix et, pour vous convaincre, les bons marchands vous inviteront à goûter leurs spécialités.  « Aller au marché c’est prendre le pouls d’une région, d’un pays. C’est, en peu de temps, avoir un aperçu de sa gastronomie, de son dynamisme et de son économie » analyse Valérie Lhomme. Le jour du marché est devenu une date rituelle dans la semaine ; on s’y rend faire ses courses pour plusieurs jours, on y rompt la solitude pour ceux qui vivent seuls et, que ce soit en plein air ou sous une halle, il se dégage une frénésie et une gourmandise qui ne sont pas aseptisées comme dans les supermarchés.

On s’équipe avant d’aller au marché…

  • Les bons outils
    Oubliez les sachets en plastique et partez avec un manier en osier qui laissera respirer vos produits qui arriveront moins écrasés à la maison. De Manosque à Orange, de Saint-Rémy-de-Provence à La Ciotat, il est courant de voir certains paniers couverts d’un torchon qui protège des rayons directs du soleil.
  • Infos pratiques
    Dans votre ville de résidence ou votre village de vacances, rendez-vous à l’office de tourisme qui dispose de toutes les informations : jours, heures, lieux, ils sont incollables.
  • C’est un rite
    Enfin, aller au marché doit devenir un rite, un moment plaisir que vous n’échangeriez avec personne. Alors, instituez la pause thé ou café en fin de parcours avec des amis à qui vous donnerez rendez-vous. La convivialité c’est sacré !

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.