Restaurants en Provence

Le Relais corse à Marseille

IMG_8019En deux ans, le petit resto est devenu un classique des sorties marseillaises. On y croise beaucoup de corses venus manger ici quelques produits sélectionnés chez les producteurs de l’île et écouter les ritournelles traditionnelles. A la mi-journée, u mizziornu, les plats se succèdent : dos de cabillaud, risotto, canelloni au brocciu, salade corse  et les planches de charcuteries ou de fromages aiguisent l’appétit. Iconoclaste mais terriblement savoureux – surtout s’il est servi saignant voire bleu – le corsica burger est accompagné de lonzu croustillant. Un sans faute si ce n’est les pommes de terre sautées, pas assez sautées malheureusement, trop blanches et huileuses. La carte des desserts propose toujours le banal tiramisu et le respectable fiadone mais je vous invite à regarder d’un peu plus près les glaces : elles proviennent de l’atelier de José Salge, un artisan glacier de Saint-Florent qui vend partout en Corse, de Borgo à Folelli, d’Erbalunga à Patrimonio, Ponte Leccia et… Paris ! C’est de ce côté-là que je vous conseille de passer commande. Pour accompagner le burger, un petit ballon de rouge du domaine Vico dominant la haute vallée du Golo. L’assemblage de cépages locaux (niellucciu, sciaccarellu et syrah) génère maturité et fraîcheur, un vin racé aux relents de réglisse, poivre et framboises, un bon choix. Au final ? Une table plus qu’un restaurant, un rendez-vous que l’on peut fréquenter sans inquiétude tant l’accueil demeure charmant et les prix convenables.

Le Relais corse, 49, avenue du Prado, Marseille 6e arr. ; réservations au 09 50 72 99 53.
Carte déjeuner de 20 à 25 euros ; planches 14, 17, 20 euros. Le soir, formule tapas et vins.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.