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Le Savim de printemps 2021, comme un marché en plein air

Annulé puis repoussé, le voici enfin ! Le Savim de printemps 2021, salon des vins et de la gastronomie, se déroulera du 21 au 24 mai, au parc Chanot comme d’habitude, mais en plein air. « Nous installerons 230 tentes et quitterons les halls 1 et 2, explique Philippe Colonna, co-organisateur de ce salon avec son fils, Florent. Ce sera très beau, puisse la météo être avec nous ! ». Les contraintes sanitaires demeurent malgré tout mais les Colonna ont fait preuve d’obstination : « Cette décision d’organiser le Savim en plein air a été prise fin décembre 2020 sans trop savoir où nous allions, poursuit Philippe. A l’heure où les annulations de salons s’enchaînaient, on a pris des risques ». Les décisions ont été prises, les invitations sont lancées, les verres de dégustation ont été sérigraphiés, le site et les tentes loués… Le Savim a reçu « le feu vert de la préfecture et on ne nous l’a pas donné comme ça, ils ne rigolent pas avec les mesures sanitaires », confie Philippe Colonna.

Faire aussi bien qu’en 2019
Pratiquement, 230 exposants répondront à l’appel contre 260 en 2019. « Ce sont surtout les chocolatiers et des exposants très saisonniers qui font défaut » raconte l’organisateur. La surface occupée par le salon sur les parkings du parc Chanot couvrira le double de la surface du hall 1 ; les allées de 2 mètres de large habituellement, seront doublées aussi à 4 mètres, l’allée centrale passant, elle, de 4 à 6 mètres de large. « Avec le même nombre de visiteurs, on n’échappera pas à un sentiment de public clairsemé », analyse Colonna qui ne compte pas sur une fréquentation supérieure au dernier Savim de printemps 2019.
Les mesures de sécurité et d’hygiène ont été édictées : bien qu’évoluant en plein air, les visiteurs devront garder leur masque et ne pourront le retirer que pour déguster. Seuls les exposants pourront manipuler à la main les produits qui seront protégés par des vitrines. On pourra s’asseoir à table pour déjeuner mais jamais à plus de 6 personnes. Les exposants ne pourront pas proposer des verres à dégustation ; le public viendra avec son propre verre ou pourra en acheter un, sérigraphié au logo du Savim, ceci afin d’éviter les manipulations contagieuses. 

Le Savim de printemps n’est jamais une édition riche en nouveautés, ces dernières étant souvent l’apanage du salon d’automne, mais soulignons l’arrivée cette année de deux vignerons italiens, Cantina Fassati, vigneron-récoltant toscan qui présentera ses Chianti et Montepulciano et Nicola Campanile vigneron-récoltant au pied du Vésuve dont c’est la première venue à un salon gastronomique en France. Les amateurs d’huile d’olive bio des Pouilles découvriront celle de Antica Masseria di Puglia. Enfin, outre les gâteaux à la farine de châtaignes des Cévennes de Romain set Xavier, on s’attardera sur les framboises déclinées à toutes les sauces (vinaigres, confitures etc.) des Normands du domaine du Framboisier.

Savim de printemps 2021, week-end de Pentecôte, du 21 au 24 mai, de 10 h à 20 h (lundi 18 h) au parc Chanot. Parking 6€.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.