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Si tu ne viens pas au sommelier, le sommelier viendra à toi

sommelier resto
Le Marseillais Christophe Carreau, à l’origine du projet, a travaillé 10 ans à l’Epuisette, aux côtés de Guillaume Sourrieu

C’est souvent le même problème : faute de moyens, de nombreux restaurants font de gros efforts sur l’assiette et en arrivent à oublier, voire négliger la carte des vins. Carte raffinée, assiettes soignées et serveurs incapables de conseiller un vin, une couleur, un millésime. Partant de ce constat, les deux frères, Christophe et Philippe Carreau ont créé la société Rubis en novembre dernier. « Mon frère et moi avons voulu démocratiser la sommellerie et permettre de proposer une prestation vin à la hauteur de leur assiette. Un bon conseil vin doit être à la portée de tous les restaurants » affirme Christophe Carreau. « Nous apportons une compétence sommelière à des restaurants qui n’en ont pas les moyens, poursuit le sommelier qui fêtera ses 41 ans en février prochain. Nous accompagnons les restaurants pendant un an, on forme le personnel sur place pour servir le bon vin au bon client sur le bon plat ».

Service vin amélioré, chiffre d’affaires augmenté
Au-delà de l’ingénieuse idée, renforcer la prestation vin a un impact non négligeable sur le chiffre d’affaires d’un restaurant : « La vente de liquide permet de dynamiser l’activité d’un restaurant, poursuit Carreau. Nos études de marché montrent qu’on peut augmenter de 20 à 40% le chiffre d’affaires de la part liquide » affirme l’entrepreneur.

Diplômé de Suze-la Rousse, Carteau a appris le métier chez Senderens au Lucas-Carton en 1996-97, puis il a parcouru le monde, de Londres au Canada en passant par les Caraïbes. Ancien chef sommelier puis directeur de salle de l’Epuisette pendant 10 ans, ce jeune quadra a décidé de s’associer avec son frère Philippe. A ce dernier, l’ingénierie de la formation et l’accompagnement gestion, Christophe se consacrant, lui, à la formation.

Pour l’heure, un bistrot et une brasserie à Aix ont fait appel aux services de la société Rubis : « Mais nous sommes très surpris par le très bon accueil que nous réservent les restaurants, les patrons comprennent très vite où est leur intérêt ». Et l’intérêt mène le monde…

4 Comments

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    • salut l’ami ! Vous comprendrez aisément que les clients de nos amis sommeliers n’ont pas forcément envie qu’on les cite sans leur demander leur autorisation. Je vous invite à leur passer un coup de fil, ils sont très sympas et compétents. Vous serez ravi de les connaître…

      • Bonsoir alors les vins sont excellents très bons, j’espère avoir les adresses pour les goûter à aix ou à marseille

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.