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Tarte au citron meringuée en coquille d’oeuf

Tarte au citron meringuéePréparation : 1h10 / Repos : 1h / Cuisson : 10 min.

Votre marché pour 6-8 personnes : 4 gros oeufs bio ; 3 citrons jaunes non traités ; 350 g de sucre en poudre ; 100 g de beurre doux ; 8 sablés bretons ; 1 pincée de sel ; 1 citron vert non traité.

On y va : commencez par réaliser la crème au citron en lavant les citrons jaunes, en prélevant leurs zestes puis pressez-les. Ajoutez les zestes et 200 g de sucre en poudre puis mélangez. Cassez les oeufs bio à l’aide d’un toqueur à oeufs et conservez bien les coquilles. Versez les jaunes dans la préparation précédente et conservez deux blancs dans un second récipient. Battez le mélange au citron et versez dans une casserole. Laissez cuire à feu doux, tout en continuant de fouetter. Une fois la crème épaissie, éteignez le feu et laissez la préparation refroidir légèrement. Découpez le beurre en morceaux, ajoutez-le au mélange et incorporez-le bien. Filmez le plat et placez-le au réfrigérateur. Montez les blancs en neige avec une pincée de sel et ajoutez progressivement le reste de sucre en poudre. Lavez les coquilles d’oeufs puis séchez-les soigneusement, ils serviront à la présentation de votre tarte au citron meringuée.
Brisez les sablés bretons et déposez-en une petite quantité au fond de chaque coquille. Versez ensuite la crème au citron aux trois quarts dans les coquilles. Enfin, versez une belle quantité de meringue au dessus de chaque oeuf. Colorez légèrement la meringue à l’aide d’un petit chalumeau de cuisine et terminez votre préparation en zestant un petit peu de citron vert au dessus de chaque oeuf. Votre tarte au citron new style est prête !

Bon à savoir : comme toujours, préférez les oeufs bio. Les poules élevées en liberté et nourries sainement produisent des oeufs forcément de meilleure qualité ; pensez à la maltraitance animale et soutenez les actions visant au bien-être des animaux.

Bonus : le temps de Pâques approche, pensez à vos plats de fête.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.