Art de vivre

Le Tattoo bar entre une bruschetta et un verre de côtes-de-Provence

Tattoo barIl y avait ici un garage dans un état déplorable, « sans sol ni plafond » comme se plaît à le souligner Anthony Capaldi. Il aura fallu quelque 4 mois de travaux pour transformer ce lieu en Tattoo bar. Inauguré lundi 6 février dernier, le concept voulu par Anthony et Estelle Capaldi conduit le gastronome sur les chemins du piercing et du body suit (le corps couvert de tatouages). « Nous sommes originaires de Lyon et Paris. On s’est installés à Marseille il y a dix ans », raconte Anthony. Semblant avoir fait le tour de leur vie de restaurateurs à Albertville, en Savoie, le jeune couple s’est découvert une passion pour le tatouage et le piercing : « Ce salon, c’est notre bébé, on a donné vie à une double passion » reconnaissent-ils.
Amateur depuis toujours de gastronomie, le couple ne voulait plus « s’enfermer dans les horaires et le rythme fou de la restauration ». Aimant « les amis et le bon vin », l’idée d’associer des préparation simples, types bruschetta, salades, plateaux de charcuteries avec quelques cuvées des côtes-de-Provence s’est vite imposée.
Sur les étagères, un panettone, une trancheuse « pour garantir la fraîcheur » des jambons de Parme, de la coppa et du jambon de Bayonne, du parmesan et quelques fromages suffisent à caler les appétits. Pendant qu’Omar l’italien de Venise et Coralie la marseillaise tatouent leurs clients, au comptoir, on aligne les valeurs sûres en trois couleurs : Mas de la Dame (AOC baux-de-Provence), Salettes (AOC bandol), Jaboulet-Vercherre (AOC pommard en Bourgogne) et Grillo Luma (Sicile)… « Nous avons une quarantaine de flacons, c’est moi qui les ai tous sélectionnés » assure Anthony Capaldi. Lorsqu’arrive l’heure du déjeuner ou de l’apéro, la salade de chèvre chaud le dispute à la salade de roquette-jambon de Parme et parmesan sur un air de Montepulciano. En pleine mue, le tatouage épouse les codes de la gentrification sur le mode chesterfield, avec croissants et expresso au petit-déjeuner à la bruschetta vespérale. An atypical wedding isn’t it ?

Tattoo bar, 62, rue Breteuil, Marseille 6e arr. Infos au 04 96 10 38 59.

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Marseille

Loury en vente. Il a 74 ans et a consacré 54 années de sa vie à la cuisine et à son restaurant. Loin de l’écume ambiante, Loury a incarné la lame de fond de la cuisine traditionnelle provençalo-marseillaise avec la soupe de poissons, la bouillabaisse et autres pieds-paquets. A regrets, le restaurant du 3, rue Fortia (1er arr.) a été mis en vente. Il est urgentissime d’aller y déjeuner ou dîner, pour ne rien regretter.
• Infos au 04 91 33 09 73

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

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