Ambiance de fête dans les rues. Il fait froid, on s’enveloppe dans de grandes écharpes et les bras chargés de paquets, on court les rues décorées. A midi, je vous recommande de pousser la porte d’une des (trop rares) brasseries de la ville. A l’intérieur, les couverts s’entrechoquent. Derrière le comptoir, on s’agite sans jamais se départir d’un sourire jovial. Pour plus de confort, demandez à manger dans les boxes conçus pour quatre personnes, cependant, les tables longeant les banquettes de moleskine sont très agréables. La formule menu au déjeuner propose un bon rapport qualité-prix à 18 euros ; en entrée, une très recommandable poêlée de couteaux sautés en persillade à l’orange, un œuf cocotte aux asperges vertes et saumon fumé-crème d’aneth ou un velouté d’asperges vertes et saumon fumé par le chef-crème d’aneth.
En guise de plat principal, des ravioles de Royans sautées au pesto-émulsion de parmesan et tomates confites, des spaghettis maison aux palourdes-émulsion de roche et sauce vierge, un filet de bœuf sauce trois poivres concassés et frites maison… L’embarras du choix.
Sans renier la tradition, le chef parsème ses plats de bonnes idées, autant de petites touches qui confèrent à sa carte une discrète modernité : la friture mixte de calamars, joels frais (tout petits poissons) et un rouget s’accompagne d’une pertinente rémoulade au citron, la tranche d’espadon cuite à peine rosée est escortée d’une poêlée de légumes verts sautés et d’une émulsion d’herbes fraîches. Enfin, last but not least, l’andouillette AAAAA grillée nappée de sauce moutarde fraîche est servie avec une purée de pommes de terre sur laquelle ont été jetés des éclats de noisette pour en révéler les notes boisées.
Un conseil ? Privilégiez les desserts qui, en dépit de leur clacissisme, n’en font pas moins preuve de beaucoup de personnalité dans leur exécution : baba au thum ambré-chantilly maison, tarte au citron meringuée-coulis de mandarine (là encore, quelle belle idée), éclair chocolat-chantilly sauce chocolat chaud et éclatant vacherin aux framboises glace vanille et amandes grillées…
Les mois passent mais l’intérêt pour cette brasserie ne faiblit pas. Le très bon rapport qualité-prix du déjeuner incite les curieux à pousser la porte. Venus par hasard, ils reviendront par envie…

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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