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Un poulet aux petits suisses rôti, herbes et épices

poulet aux petits suisses

  Préparation : 30 min / Cuisson : 1h30 – 1h40  poulet aux petits suisses

Votre marché pour 6 personnes : 1 poulet fermier bio de 1,8 à 2 kg ; 6 petits suisses nature ; 2 cuillères à soupe d’épices indiennes ; quelques branches de thym ; 1 citron bio non traité ; 25 g d’amandes blanches ; 6 pommes bio et 1 cuillère à soupe de miel liquide.

On y va : dans un saladier, mélanger les petits suisses. Rincer, zester et presser le citron. Ajouter le jus du citron et quelques zestes de citron aux petits suisses. Concasser grossièrement les amandes. Dans une poêle bien chaude, faire torréfier les amandes blanches. Ajouter les épices, les herbes ciselées, les amandes et mélanger aux petits suisses.
Farcir la volaille de la préparation et la refermer à l’aide d’un fil de cuisine. Enfourner pendant au moins 1h30 minutes environ à 200°C (thermostat 6-7). Rincer les pommes, les épépiner à l’aide d’un vide-pomme. Les déposer autour du poulet aux petits suisses, 30 à 35 minutes avant la fin de cuisson et arroser légèrement de miel. Déguster le poulet aux petits suisses sans plus attendre dans des assiettes chauffées au préalable.

Bonus : le poulet au foin en cocotte lutée, c’est un spectacle assuré.

Photo Amélie Roche – Cniel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.