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Un émincé de poulet crème fraîche à l’estragon

émincé de poulet

  Préparation : 10 min / Cuisson : 5 à 8 min émincé de poulet

Votre marché pour 4 personnes : 4 blancs de poulet bio élevé en liberté ; 3 cuillères à soupe de crème fraîche ; 1 citron jaune ; 250 g de pâtes fraiches ; 1 cuillère à soupe d’huile d’olive ; quelques feuilles d’estragon ; sel, poivre du moulin.

On y va : tailler le poulet en lanières. Laver, zester et presser le citron. Faire revenir l’émincé de poulet dans l’huile d’olive pendant 5 à 8 minutes jusqu’à ce qu’il soit bien doré. Ajouter le zeste et le jus du citron. Mélanger. Ajouter la crème fraiche. Effeuiller l’estragon et enrober bien les lamelles de poulet. Prolonger la cuisson à feu doux pendant 2 à 3 minutes. Saler, poivrer. Plonger les pâtes fraîches dans l’eau bouillante pendant 3 ou 4 minutes selon la cuisson voulue. Egoutter et réserver. Déguster votre émincé de poulet à la crème avec les pâtes fraîches dans une assiette bien chaude.

Astuce de chef : cette recette rapide et inratable convient bien aux bentos. Dans un contenant mettez la viande en sauce, dans l’autre, les pâtes fraîches. Un régal avec un fruit pour la pause déjeuner au bureau.

Photo Amélie Roche – Cniel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.