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Vallée de la Gastronomie : de Dijon à Cassis, l’évasion à notre porte

Vallée de la Gastronomie

C’est une première dans l’histoire de la gastronomie française. Trois grandes régions, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur, unissent leurs forces et leurs atouts pour lancer une nouvelle destination touristique dédiée à la gastronomie et à la découverte des vins et des produits du terroir. Logiquement baptisée « Vallée de la Gastronomie », cette initiative avait été lancée en 2019 et, crise Covid-19 oblige, avait été mise en pose. La voici donc relancée, avec pour ambition de proposer une sélection d’expériences gourmandes et remarquables, destinées à mettre en lumière l’exceptionnelle diversité de ces 3 territoires en répondant aux exigences d’authenticité des voyageurs post pandémie. « L’idée consiste à mettre en valeur les richesses et savoir-faire autour d’une colonne vertébrale sensorielle, adaptée à nos nouvelles envies de consommer », a expliqué cette semaine, Valérie Carbonne, directrice de projets chez Provence Tourisme, lors d’une présentation à la presse du projet.

Bien plus qu’une simple expérience touristique, cette Vallée de la Gastronomie a aussi pour objectif de fédérer le réseau des acteurs locaux en réunissant des artisans, agriculteurs, viticulteurs, restaurateurs et opérateurs touristiques. Cette opération a également pour ambition de constituer un levier de développement économique fort et une vitrine mondiale de l’attractivité des trois régions concernées et de la France en général.

Comment ça marche ? Tout commence par le site internet valleedelagastronomie.com qui permet à chacun de composer un parcours à la carte, en fonction de ses affinités avec la gastronomie française et de ses envies de découverte. Au fil des terroirs, vous allez construire votre propre séjour avec des balades dans les vignobles du Beaujolais, une initiation à l’art d’affiner du fromage au cœur de Vienne, la découverte des cépages des régions viticoles, une immersion dans les coulisses d’une distillerie ou encore un dîner d’exception dans un restaurant assorti d’une rencontre avec son chef. Ce panel  d’offres touristiques se compose d’un itinéraire d’étapes gourmandes faciles d’accès dans l’axe d’une sortie d’autoroute A6/A7.

La Vallée de la Gastronomie ce sont…
• 75 591 km2
• 11 sites remarquables du goût
• 877 caves viticoles engagées dans une démarche qualité-accueil
• 350 offres gourmandes au moins
• 620 kilomètres… de Dijon à Cassis
• 3 valeurs : un accueil sur-mesure, de la générosité et un souci de transmission, de la bienveillance
Les expériences remarquables c’est quoi ? Cette sélection se compose d’expériences uniques «à vivre une fois dans sa vie». Leurs critères de  sélection garantissent un parcours polysensoriel, qui laissent un merveilleux souvenir dans l’imaginaire du visiteur. Partage d’expériences,  rencontre avec des personnalités, découverte de savoir-faire ancestraux, le visiteur vivra des moments uniques dans la peau d’un gardian de Camargue, entrera dans l’univers d’un chef étoilé, découvrira les secrets de la trufffe auprès d’un trufficulteur. Il aura le sentiment de participer à un moment d’exception lui étant exclusivement dédié. La proximité avec les hommes et les femmes créateurs de goûts, et les moments uniques vécus par les visiteurs, donneront un caractère exceptionnel à ces expériences.

vallée de la gastronomie
Les offres gourmandes, c’est quoi ? Cours d’œnologie, balade dans les vignes, ateliers de dégustation… Ce sont les offres proposées dans le cadre de la Vallée de la Gastronomie. Ces propositions possèdent déjà une réputation et une qualité reconnues. Les structures qui les proposent vont bénéficier d’un dispositif de communication d’envergure internationale et ainsi profiter de ce levier de développement économique qu’offre l’opération pour valoriser leurs produits et leurs savoir-faire.

Qui peut participer ? Tout le monde, puisqu’il y a des propositions gratuites et d’autres payantes, jusqu’à 400 €. Il y a de quoi faire ! Du côté des professionnels, toute activité touristique grand public valorisant la gastronomie, les vins et le savoir-faire local peut prétendre à intégrer l’opération. Le processus de sélection prend en compte différents critères ainsi que le référencement obligatoire par un label, un réseau ou un guide agréés. Les structures proposant une offre remplissant les critères précisés dans la charte de la Vallée de la Gastronomie pourront  candidater via le site valleedelagastronomie.com Critère important : être situé dans le périmètre de la Vallée, soit à 45 minutes maximum d’une sortie d’autoroute A6/A7. Et pour les professionnels, adhérer à la Vallée de la Gastronomie est totalement gratuit.

Tout commence sur le site dédié et bon voyage !

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.