Art de vivre

Trois spots pour s’évader un week-end, une semaine, pour la vie

Week-end de Pâques, jours fériés du mois de mai, vacances d’été… Certains prendront l’avion, d’autres profiteront de notre région. Hérault (village Castigno), Bouches-du-Rhône (bastide d’Eygalières), Var (plage privée Hemingway)… Le Grand Pastis a sélectionné 3 spots pour prendre des selfie et des coups de soleil. Le comble du chic désormais ? La nature, le respect de l’environnement et une nourriture saine. Visite en mode privé donc forcément sélect.

 Hérault – le village Castigno. Sur les terres de l’appellation saint-chinian, tout au bout d’un chemin bordé de vignes et de garrigue, ce petit village vit au rythme de ses hôtes et de la vigne. Une destination idéale pour se ressourcer et retrouver ceux que l’on aime autour d’un bon verre de vin, d’une initiation à la poterie, d’une cueillette d’herbes sauvages…

Le plus important : à Castigno, la 4G et le wifi sont bannis, génial pour une « digital détox ». Autour de la place du village, des maisons de famille, des maisons d’amis, des villas, des suites dans les écuries, s’organisent en chambres standard, luxe, junior suite, suite etc. Côté restaurants, un gastro, la Table, et sa kyrielle de déclinaisons la Petite table, un Thaï, une nomad kitchen et une épicerie tentent de séduire tous les profils. Et on pourrait encore vous parler de l’école oenologique, de la visite du chai, des rallyes vintage, du centre de bien-être, etc.
Village Castigno, 34360 Assignan ; infos au 04 67 24 26 41.

Bouches-du-Rhône – la Bastide d’Eygalières. Sis dans le parc naturel régional des Alpilles, non loin de Maussane, Saint-Rémy ou les Baux, avec les oliveraies pour seul horizon, cette destination de charme joue la carte du calme et de l’engagement éco-responsable.

A 1 km seulement du village, l’adresse se compose de 12 chambres et 2 suites articulées autour d’une terrasse donnant sur la piscine. Les propriétaires ont mis en place une politique de tourisme durable afin de préserver le massif des Alpilles, pour valoriser le territoire tout en le protégeant durablement. Une adresse parfaite pour les randos pédestres ou à vélo, jouer au golf, partir à la découverte des producteurs locaux et visiter les sites archéologiques et culturels. Le restaurant, « le Lézard gourmand » offfre une carte aux tonalités provençales avec des produits majoritairement certifiés de l’agriculture biologique (les fruits et légumes, les fromages  et les viandes proviennent de producteurs locaux). Les végétariens et les personnes allergiques seront aussi servis sur demande.
La Bastide d’Eygalières, route d’Orgon – chemin de Pestelade, 13810 Eygalières ;
infos au 04 90 95 90 06.

Var – plage privée le Hemingway. Le Hemingway s’apprête à vivre son deuxième été ; face aux îles d’or, entre Toulon et Saint-Tropez, le restaurant, plage privée et bar à cocktails rend hommage à la vie de globe-trotter de l’écrivain américain.

Essentiellement composées de pierre et de bois, la structure, l’aménagement intérieur et les façades du site ont été réalisés par des artisans majoritairement issus des compagnons du devoir. Le bâtiment et son annexe (plage privée) ont été conçus pour s’intégrer dans l’environnement paysagé de l’Argentière. Un concept imaginé par Nicolas Colangelo, adepte du style indo-mauricien qui allie bois tressé, bambou, teck, kubu et bois bateau recyclé. La carte fusion du restaurant est signée François Blot, un chef qui a oeuvré 16 années durant pour le Buddha bar à Paris. Toujours en hommage à la passion que Hemingway vouait aux cocktails, Elodie Hodin a imaginé une carte « cocktails et spiritueux » qui revisite le mythique Daiquiri et le Mojito rose framboise. Sans oublier la cave à cigares pour les amateurs de gros barreaux…
Le Hemingway, plage de l’Argentière, 83250 La Londe-les-Maures ;
infos au 06 32 50 02 57 (têtières et transats, 22 et 27 euros la journée).

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.