4e Arrondissement Marseille Restaurants en Provence

Avec Vorace, Léo et Mathieu nous réconcilient avec le bistrot

Vorace

Le Bistrot de Marseille a vécu et laissé place au Vorace, toujours un bistrot de quartier comme Marseille en compte trop peu, avec Mathieu Dubber et Léo Nicolas à la manœuvre. Respirant les grands principes et recettes qui ont fait le succès du Belleville-sur-Mer (boulevard Montricher), chez lequel Mathieu Dubber a fait ses classes, les deux compères promettent une ardoise au juste prix, compréhensible et aux saveurs très assurées. Que les piliers d’avant se rassurent, le comptoir continue à chauffer à l’expresso matinal de 8 heures et à chanter au tintement de verres, le soir, à l’apéro, toujours avec des gens du quartier, voire des intrus, qui seront reçus en amis, même si c’est la première et dernière fois qu’ils passent par là.
Comme la carte change tous les jours, il est plus pratique d’écrire à la craie sur l’ardoise les savoureuses intentions du jour. Mercredi, la crème de maïs ricotta et cébette ouvrait le bal, un taboulé aux fruits secs-légumes-herbes fraîches et noisette et une bavette d’aloyau sauce fourme de Montbrison et patates confites formaient le peloton tandis qu’un riz au lait à la fleur d’oranger-pistaches torréfiées fermait le ban.

Léo assure un service cool et garantit des approvisionnements dans le quartier, à l’Epicerie paysanne de la rue Léon-Bourgeois par exemple ou chez Tarentina pour les glaces en pot. En terrasse, ce sont surtout les locaux qui ont tiré la chaise et mangent d’un bon appétit qui inspire confiance ; la bonne réputation grandissante de ce Vorace (quel joli nom !, NDLR) va très vite dépasser les limites du 4e arr. Tout en légèreté, le taboulé apporte la note fraîche et végétarienne du menu ; les assaisonnements sont parfaits, tout est équilibré et on sent poindre le sans faute avec cette bavette juste saisie croustillante nappée de sauce au fromage. Les pommes de terre, cramoisies en surface, fondantes à coeur se laissent dévorer sans résistance.
Le riz au lait est très peu sucré, servi chaud-tiède avec une nuance de fleur d’oranger en bouche très aguicheuse. Chaque cuillère en appelle une autre confirmant l’idée que ces desserts datant de temps immémoriaux ont un grand mérite : ils ont résisté aux générations, ce qui n’est pas garanti des prétentieuses créations pâtissières contemporaines. Alors faut-il y aller ? Mais bien évidemment car avec environ 20 euros, on passe un excellent moment avec l’assurance de manger de bons produits, jamais trahis par des manipulations hasardeuses. Oui car Leo affiche un sourire sincère et parce que Mathieu s’inquiète vraiment lorsqu’il demande si « tout s’est bien passé ? ». Heureusement que les assiettes sont reparties vides, il n’y avait pas meilleure réponse.

Vorace, 172, bd de la Libération, Marseille 4e arr. ; infos au 04 91 92 06 74. De 20 à 27 €.

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Paris

Championnats de France de Pizza. Le ridicule ne tue pas, pour preuve, ce énième concours pompeusement qualifié de « championnat de France de la pizza ». Alors sachez que sa 18e édition sera organisée par l’Association des Pizzerias françaises et se tiendra les 13 et 14 mars sur le salon Parizza. Sur les 400 candidats qui s’étaient portés candidats, 130 d’entre-eux ont été retenus lors des étapes régionales du France Pizza Tour. Les 13 et 14 mars donc, les 130 concurrents se mesureront tout au long de 6 épreuves (pizza classique, «pizza a due», rapidité) dont certaines s’apparentent aux jeux du cirque (pizza la plus large, pizza dessert et pizza acrobatique). Les candidats des Bouches-du-Rhône sont : Kévin Vernet de Gardanne (Pizzeria Il Grano ), Jean-François Cortez des Pennes-Mirabeau (Capo Pizzeria), Guillaume Martinez d’Allauch (Pizza Lea), Lucas Palazzo d’Aix-en-Provence (Chez Ratatouille), Mathieu Boisseau de Plan de Cuques (Pizzeria da Matteo), Laurent Pavia de Marignane (Les 3 M) et Yvan Cotta de Saint-Victoret (Allô Pizza).

Marseille

► Rencontres des Cuisines africaines En 2020, à l’occasion de la Saison Africa2020, la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), les Grandes Tables-I.C.I et Chefs In Africa se sont réunis pour organiser des rendez-vous culinaires et artistiques à Calais, Tours, Dijon, Clermont-Ferrand et Marseille. Les événements des Cuisines africaines ont permis de questionner et explorer les identités culinaires de tout un continent. Au cours des quatre dernières années, de nombreux projets ont été entrepris pour poursuivre cette démarche : la publication d’un numéro de la revue Papilles, intitulé Stirring the Pot, Les Cuisines Africaines, l’organisation de tables rondes, des participations à des festivals (Village international de la gastronomie, Omnivore, …) et des actions développées dans plusieurs territoires d’Afrique. En 2024, les Rencontres des Cuisines africaines rassembleront, pour une première édition, plus de 70 acteurs et actrices culinaires d’Afrique et de ses diasporas afin d’explorer les identités des cuisines africaines, célébrer leur richesse et développer des synergies communes. Au programme : des tables rondes explorant les grands enjeux des cuisines africaines, des ateliers pour découvrir et échanger, des entretiens avec des personnalités et des démonstrations culinaires autour de produits phares.
• Les Rencontres des Cuisines Africaines, les 1 et 2 mars 2024 à la Friche de la Belle de Mai à Marseille.