Cet hiver, Laurent et Max vont se faire mousser ! En lançant en septembre dernier leur nouvelle marque de bière, les deux associés renouent avec le passé brasseur de Marseille. « Au début de l’année 2015, j’avais lancé l’idée de créer une marque de bière, raconte Max Brunet. A 34 ans, cet ancien cadre dans l’informatique a préféré le houblon aux applis et développements de sites et moteurs de recherche. C’est grâce à des amis communs que j’ai rencontré Laurent et on a eu l’idée de se lancer dans l’aventure » poursuit le jeune brasseur d’à peine 34 ans. Derrière le comptoir, Laurent Jaïs, décapsule une bouteille et s’apprête à verser le nectar doré dans un beau verre transparent : « Notre gamme, ce sont 3 recettes : une blonde, une brune, une ambrée, énumère-t-il. Chaque mois, nous proposons un quatrième choix, ce sera la bière de Noël en décembre et l’IPA en janvier » conclut ce brun, plume intermittente du journal gratuit Ventilo et acteur de la scène culturelle marseillaise.
Séduire les filles
Le pari de la Minotte porte sur les consommatrices : « Chez nous, les bières sont rondes et peu portées sur l’amertume. On veut convaincre les femmes à aimer la bière » avance Max Brunet. « Le process de fabrication est on ne peut plus artisanal, enchaîne Laurent Jaïs. Nous possédons 4 fermenteurs qui travaillent pendant 5 jours. L’embouteillage a lieu le 6e jour. Il faudra ensuite embouteiller puis encapsuler et laisser la magie opérer durant 3 semaines ». A ce jour, les deux compères produisent quelque 3000 bouteilles par mois et visent le double à court terme. « A Marseille, on compte de plus en plus de micro brasseries, relève Max Brunet. Et chacune produit des bières très différentes les unes des autres. Notre identité, c’est la rondeur, la bière aromatique d’inspiration belge ». Et le mouvement prend de l’ampleur : dans quelques mois, à Saint-Loup, une bière 100% bio sobrement baptisée « la Par Faite » arrivera sur le marché…
La Minotte, espace dégustation-vente au 12, rue Jules-Moulet, Marseille 6e. Chaque jeudi soir, on mange sur place
(plateau de 6 à 10 € selon sa composition) et on boit une bière brassée sur place. Vente : 3 € les 33cl et 4,50 € les 50 cl.
Pack trois bières 8 € et 10 bières 25 €. En vente au Daïki Ling (rue d’Aubagne) et au Marché Saint-Victor.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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