Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

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Saint-Tropez

► L’été Glacé de Cyril Lignac.- Après la pâtisserie et la chocolaterie, Cyril Lignac lance Glacé, une nouvelle collection de glaces, sorbets et crèmes glacées artisanaux. Le chef a développé près de 20 parfums, des classiques (vanille, chocolat, pistache, citron, fraise) aux créations plus  décalées (chocolat vanille brownies, vanille cookies caramel mou, fraise vanille meringue). Une boutique dédiée ouvrira cet été à Saint-Tropez, au 2, rue Georges-Clémenceau. Le décor joue sur une palette jaune et beige inspirée des desserts, avec du terrazzo au sol, des miroirs, un comptoir en marbre Jaune de Sienne et du mobilier en chêne.
• Les pots sont proposés en 2 formats : 160 ml à 7 € et 500 ml à 18 €.

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Carnet de cave

Domaine Arnia, ventoux rouge 2020, et les élégies de Tibulle

domaine Arnia

Ce domaine Arnia, à quelques encablure d’Apt et Cavaillon a planté ses 12,5 hectares de vigne le long de la via domitia presqu’équitablement réparties en AOC luberon et AOC ventoux. Et comme il restait 1,3 hectare, l’administration et l’INAO (institut national des appellations) ont décidé qu’ils échoirraient aux IGP Méditerranée. Voilà pour la géographie. Né en même temps que le soleil se levait sur les années 2000, le domaine est conduit par un père et son fils qui parlent d’eux à la perfection sur leur site et qu’il n’est nul besoin de plagier. Michel, a eu la délicatesse de nous faire parvenir une bouteille « pour lire ce que nous allions en écrire ». Comme il a bien fait.
Ce « Année 1 » est un rouge classique composé de grenache et mourvèdre dont les baies ont été ramassées à la Saint-Michel (29 septembre) puis vinifiées à la coopérative de Bonnieu. Michel et son père craignaient d’échouer, leur vin est une réussite. Ce rouge doit être dégusté jeune, l’année 2022 sera tout indiquée. L’attaque, ce délicieux moment où la vague de vin déferle en bouche, ce moment où la tête s’inquiète de qu’on va boire, nous offre des notes de laurier, romarin et cardamome. Tout en légèreté mais doté d’une belle assise et d’une structure discrète, ce rouge est doté de tanins très fins, d’une vident gourmandise marquée par les fruits rouges. Un bon quart d’heure après débouchage, le vin évoluera sur des arômes de cuir et étonnera par sa longueur en bouche dénuée de lourdeur.

Un vin comme vos invités
Ce Année 1 n’est pas concentré, il sera donc comme vos invités : léger, jamais ennuyeux, voire polisson car il invité à se lécher les lèvres. On l’a bu sur une brouillade de truffes et des ravioles de foie gras-bouillon de poule et copeaux de truffe mais il sera parfait également avec l’agneau braisé du printemps, une gardianne de taureau en juin, des tajines aux abricots confits et un couscous. Ouvrez votre bouteille une bonne heure avant de la poser sur table et servez entre 15 et 17°C. Nul besoin de carafer. Ah, et pour ne pas boire idiot, sachez que « Ipse seram teneras maturo tempore vites », mentionné sur l’étiquette, est tiré des élégies de Tibulle (le bien nommé) et que ça veut dire : « Je planterai moi-même, à la saison propice, la vigne délicate du paysan ».

Domaine Arnia, quartier les Quelles, 84480 Bonnieux ; infos au 06 07 87 02 25. Année 1, rouge 2020, 19 € les 75 cl.

Google, le vin et le latin domaine Arnia

Confier à Google la traduction d’une langue étrangère n’est jamais une bonne chose, a fortiori lorsqu’il s’agit d’une langue morte, le latin en l’occurrence. Sur l’étiquette du millésime 2020 du domaine d’Arnia, il est donc écrit : Ipse seram teneras maturo tempore vitem. Ce qui, en langage informatique né chez des Américains veut dire : « les tendres vignes très tardives en saison mûre ». De ce charabia on apprendra deux choses ; la première, c’est que rien ne remplacera le Gaffiot et l’apprentissage des déclinaisons. La seconde, c’est que les anglo-saxons sont de mauvais dégustateurs de vin car, c’est comme le latin, derrière les mots il y a une âme millénaire qui définitivement, leur échappe.

 

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