

C’est un lieu protéiforme qui sert du café au petit matin (enfin, à partir de 9 heures), accueille les grosses dalles de la mi-journée, propose un goûter et célèbre l’apéro avant de dîner. Une cantine bien sympa avec sa terrasse en plein soleil et sa clientèle dont on ne sait si ce sont des touristes ou des riverains qui y ont leurs habitudes. Peu importe. Les amateurs de cafés de spécialité (qui ont le droit de le flinguer à coup d’avoine) le choisiront en espresso, en mode V60, batch brew (machine à café filtre) : ici on est libre de ce qu’on aime. Il en va de même des vins, bio, nature qui ont été sélectionnés par Marielisa qui a aimé par exemple le très tropézien Fondugues-Pradugues rosé 2024 à base de cinsault et grenache. Ici, on est libre de ce qu’on aime, quitte à choisir un vin orange. Les lumières bistrot

La formule midi propose des palourdes de Camargue/beurre del tigre, un gaspacho des premières tomates de saison, des gnocchi caccio y pepe ou un loup grillé-mousseline de carottes et olives noires. Un régal qui débute avec les coquillages servis à peine chauds, dans une sauce crémée et citronnée à s’en lécher les doigts. Suit un filet mignon de porc-pois gourmands, pickles de fenouil et purée de céleri beurre noisette. La viande est cuite à perfection, posée sur une purée, un joli mix entre les saveurs rondes et acidulées. Le dessert, une mousse de ricotta (en réalité une crème) au miel et romarin, apporte une note campagnarde qui contraste avec l’ambiance centre-ville.

Il y a plein de bonnes raisons pour fréquenter Les Lumières, à commencer par le très bon rapport qualité-prix et le souci de transparence qui anime une équipe vraiment joyeuse et gentille. Cette joie de vivre peut vriller en perplexité quand on oublie de transmettre votre commande en cuisine, lorsqu’il faut répéter deux fois que oui oui, on a bien demandé un filet mignon, ou quand la serveuse s’attable avec ses copains venus boire un café en plein service. Il n’empêche, on défonce son entrée, plat et dessert en une heure, la qualité des produits ne ment pas et on a l’impression d’une parenthèse de vacances en pleine semaine de taff. Il est pas beau le printemps à Marseille ?
Les Lumières, 34, Grand Rue, Marseille 2e arr. ; infos au 04 91 90 69 98. Formules midi 18,50 et 22,90 €. Cafés de 2 à 6 €. Soirée de 20 à 35 €.
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► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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