
« Je ne voulais pas faire un bar à cocktails impressionnant ; je voulais, au contraire, servir du simple pastis au cocktail le plus pointu, dans une ambiance de quartier, amicale et sans manières ». Ainsi est né 18-53, « le bar qui fait l’angle » du boulevard Vauban et de la rue François-Morucci, un paradis du cocktail tel que le rêvait Thomas Plouzeau. La vie est faite de cycles et Thomas vient d’en achever un : – J’ai beaucoup bougé pendant 10 ans, relate-t-il. J’ai travaillé aux USA, au restaurant Paul Bocuse de Disneyworld Orlando et c’est là-bas que j’ai découvert l’univers du cocktail. Je suis ensuite allé à Strasbourg pour suivre les formations du Code bar dispensées par Camille Thouin et Lucas Gacitua-Petit, Mof barman 2026 ». Suivront ensuite plusieurs saisons à l’Alpe d’Huez comme responsable de bar dans un hôtel 5 étoiles et 5 ans à Genève, au Mandarin Oriental, comme chef barman cette fois.
Une trentaine de vins, des chablis aux bourgognes
Thomas Plouzeau a grandi à Marseille et voilà que l’envie de revenir sur « ses terres » s’est fait sentir « parce que j’avais envie de partager mes expériences et je ne me voyais pas ouvrir un bar ailleurs ». Il se met donc à chercher tout à la fois un quartier mais également un local dédié, calme, apte à accueillir une clientèle séduite par une offre éclectique. Des cocktails et mocktails bien sûr, mais également des vins, des bouteilles à partir de 20 €, jusqu’à plusieurs centaines d’euros le flacon, une sélection qui trahit la dilection que Thomas entretient pour le jus de raisin.




« Les clients sont sensibles aux détails, j’offre toujours un verre d’eau en même temps que j’apporte la carte, je combine le soin du service à la détente que procure ce lieu ». Pour accompagner les dégustations, Thomas propose des assiettes de saucisson, de homous, des rillettes de thon et citron confit, un saint-félicien rôti aux herbes et au miel, des pinsa (mozza-mortadelle et potimarron-noix et saint-marcelin). Pour se faire connaître, le mixologue enchaîne les participations à des concours, participe au cocktails tour, tisse des liens avec les copains de Paloma, Pépère ou Carry nation. « En France, nous avons une belle culture culinaire mais nous n’avons pas encore le réflexe cocktail », dit Thomas qui signe ses liqueurs et infusions lui-même.
18-53, « le bar qui fait l’angle » et l’unanimité
« Mes goûts ? j’aime les saveurs vineuses (vermouth), la puissance des spiritueux et la gourmandise d’un beurre infusé dans le bourbon », sourit-il. Et pour illustrer cette palette, Thomas propose de déguster un Butter late than ever, un cocktail réalisé à partir de bourbon infusé avec du beurre clarifié, lui-même infusé aux grains de café. Et pour garantir le spectacle et la fraîcheur, le mixologue explique tout sur la technique du cuban roll, « qui rafraîchit le cocktail sans en casser la structure ». Du haut-vol.
18-53-le bar qui fait l’angle, 18, bd Vauban, Marseille 6e arr. ; infos au 04 89 14 42 15.
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► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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