Art de vivre

A Châteauneuf-du-Pape, la cuisine de Valentine prépare l'automne

cuisine valentineValentine a 12 ans, elle est la fille du sommelier Guy Brémond, bien connu des Vauclusiens, et a donné son nom à un nouveau concept qui prendra cet automne, au moment des vendanges et de l’ouverture de la chasse, toute sa dimension. Brémond a racheté les caves Saint-Charles il y a quelques années, et a mené un ambitieux programme de restauration pour redonner aux voûtes du XIIIe siècle, tout leur lustre. Après 8 années de travaux, le sommelier passé par l’hôtel Richemond de Genève et le Grand Hôtel du Parc de Gstaad, a pu développer son concept de table d’hôtes atypique et confidentielle. Trois chefs ont été sollicités pour mener à bien le projet : Jean-Claude Altmayer, Julien Charvet et Jonathan Chiri qui y servent une cuisine issue de produits locaux.
Les trois toqués cuisinent sous les yeux des convives et donnent des cours de cuisine. Les clients échangent avec le chef, apprennent les subtilités de tel ou tel ingrédient, renouent avec le charme du produit de saison et de la dégustation de vin. Car, passé de sommelier oblige, les Caves Saint-Charles, depuis mai 2013, sont aussi un espace de dégustation de vins où une clientèle exigeante, passionnée et quelque peu argentée vient découvrir les 45 meilleurs domaines de Châteauneuf-du-Pape. Peut-être vous y croisera-t-on un de ces jours ?

La cuisine de Valentine, espace des caves Saint-Charles, 10, rue des Papes à Châteauneuf-du-Pape ; 04 90 39 13 85.
Menus 70, 90 et 120 €. 
Cours de cuisine (repas compris) : de 135 à 300 € selon le nombre de participants.

 

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.