Restaurants en Provence

A l'Eau vive aussi on mange des religieuses

collage eau vive
Un baba sans alcool, une vraie salade de chèvre gratiné et du porc au champignons

Elle sont les « envoyées », celles qui répandent la parole de Dieu dans le monde du travail qui a très souvent tendance à faire la sourde oreille au Message. On les appelle « travailleuses missionnaires de l’Immaculée », ce sont des dames venues de tous les continents et qui animent le restaurant le plus haut de Marseille. Si la hauteur est géographique, elle n’atteint pas les cimes pécuniaires puisqu’on y déjeune à la carte pour 20 €. L’Eau vive est un restaurant installé au pied de la basilique de Notre-Dame-de-la-Garde ; vue à couper le souffle (respiratoire car le souffle divin, lui, ne s’éteint jamais). La salle est modestement décorée mais d’une propreté irréprochable ; fleurs fraîches et plantes séparent les tables en apportant un semblant d’intimité. Une vieille dame à la table de droite a l’air habituée. Son sourire est bienveillant lorsqu’on tire la chaise pour passer une heure à côté d’elle. La carte propose assiette de crudités et provençale, une salade d’asperges au jambon Serrano, une salade de roquette aux mangues et crevettes. Chaque jour, une spécialité : des nems du mardi, au couscous du jeudi en passant par les gambas à la provençale le mercredi et l’aïoli du vendredi. Poulet rôti, steack ou entrecôte grillés, filet de bœuf béarnaise, daurade ou sole grillée meunière, les plats sont d’une déconcertante humilité.

Alors faut-il y aller ? Cette institution est devenue l’exemple de ce qu’une adresse humble mais respectueuse de l’humain doit être. Preuve d’autodérision ou gourmandise avérée, la carte propose une religieuse café ou chocolat, au choix. Le baba au rhum ne vous fera pas danser sur les tables car l’alcool a été remplacé par un abondant sirop de sucre mais il est tout alvéolé et aérien. Et puis on ne « monte » pas à la Bonne Mère pour s’enivrer à coups de baba… Au final ? Le sentiment d’un repas digne, sans flagornerie, au juste prix. Un laïc ici servirait bien pire à des tarifs doubles ou triples, alors que vive l’Eau vive !

L’Eau vive, restaurant-cafétéria, au pied du sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Garde, fermé le lundi. De 8h à 17h30. Résas au 04 91 37 86 62. Menus 13, 18,80 et 25,80 € ; carte de 18 à 22 €.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Guide Fooding

Le nouveau Guide Fooding, édition 2023, qui sera disponible, partout en France, dès ce jeudi 17 novembre, dévoile son palmarès. A Marseille, le titre de meilleur Sophistroquet est attribué à Regain (Sarah Chougnet-Strudel et Lucien Salomon) et le titre de Meilleur esprit d’équipe échoit au restaurant l’Idéal (Julia Sammut, Aurélien Baron et Jérémy Nguyen).

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