Restaurants en Provence

Chez Madie, les galinettes et les alibofis

madie barigoule

Elle est sacrément jolie Delphine. En plein service, la voilà qui sort en terrasse, son sourire aussi franc que sa chemise est blanche, se penchant sur les tables à la rencontre de ses clients parmi lesquels figurent beaucoup d’amis. Son papa André aussi est en terrasse, mais lui, il mange, il se régale des assiettes de sa fille et de sa carte iconoclaste, rompant avec les codes prétentieux de la cuisine contemporaine. Invariablement, d’une saison l’autre, la soupe de poissons de roche succède à la salade à l’ail, les aubergines parmesane concurrencent la tête de veau ravigote. Et puis il y a les alibofis, les couilles d’agneau dont la maison s’est fait une spécialité. La carte propose des plats de tradition (pieds-paquets, pot-au-feu os à moelle, daube de la grand-mère et rognon grillé entier dans sa graisse),  mais aussi quelques finesses dont les Marseillais ont le secret : la bouillabaisse, la galinette à la provençale ou le filet du jour au coulis de roche.

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A midi, en plein cagnard, les palourdes au thym s’imposent dans leur cassolette crémée et copieusement salée. Suivent ensuite de toutes petites côtelettes d’agneau de lait simplement rôties en persillade. La graisse croustille d’abord, fond ensuite. Elle dévoile une saveur de noisette et de beurre délicate et harmonieuse. L’ensemble est rustique, il évoque la cuisine des mères lyonnaises bien qu’ici le concept n’ait guère fait sa place. Tout est généreux et roboratif, la vue sur le Vieux-Port et Notre-Dame n’en prend que plus de relief. Et puis il y a ce petit verre de rosé bien frais que Delphine vous servira en préambule à ce dessert au chocolat et caramel… Alors faut-il aller ? Oui car tout est bon, et André peut être fier de ses viandes. Vous n’avez jamais mangé de couilles ? Et si c’était l’occasion !

Chez Madie les Galinettes, 138, quai du Port, Marseille 2e arr. ; réservations au 04 91 90 40 87. Carte, 40 € environ.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Guide Fooding

Le nouveau Guide Fooding, édition 2023, qui sera disponible, partout en France, dès ce jeudi 17 novembre, dévoile son palmarès. A Marseille, le titre de meilleur Sophistroquet est attribué à Regain (Sarah Chougnet-Strudel et Lucien Salomon) et le titre de Meilleur esprit d’équipe échoit au restaurant l’Idéal (Julia Sammut, Aurélien Baron et Jérémy Nguyen).

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