Art de vivre

Al Dente : toute la carte à 50% pour les étudiants !

Al Dente

« Insupportable de voir les étudiants en galère… Al Dente décide de les aider et propose 50% de remise sur tous les plats à emporter (sauf le plat du jour) sur présentation de la carte d’étudiant valide année 2020-2021. Faites-le savoir autour de vous ! » C’est avec un petit message griffoné sur une feuille, placardée sur la devanture d’Al Dente, que son propriétaire, Gilbert Buti, manifeste sa colère et sa solidarité. « Cette opération est valable tous les midi du lundi au vendredi et concerne la vente à emporter » explique M. Buti pour qui la situation est « insupportable ».

Al Dente

Volant au secours des étudiants, Gilbert Buti affirme, non sans humour, qu’ « un peuple sans culture est comme un zèbre sans zébrure. Et un zèbre sans zébrure, c’est un âne ! ». Dès ce lundi 8 mars, les étudiants pourront profiter d’un plat chaud, d’un dessert, d’une entrée à un tarif ne dépassant pas les 10 €, un geste primordial pour leur offrir un repas équilibré au moins dans la semaine.
Pour Al Dente, cette opération renoue avec les fondamentaux de cette table qui a toujours été un bastion de la pasta et de la jeunesse du 6e arrondissement de Marseille. Que de chemin parcouru, depuis ce mois de juin 1984, où l’adresse était inaugurée en plein centre-ville, devenant illico la table à la mode. Les années sont passées et le fameux décor n’a pas pris une ride, cultivant l’esprit eighties qui fit son immense réputation à l’époque. Quant à la cuisine, elle mérite plus que jamais que vous y commandiez vos repas ; primo, pour vous régaler ; deuxio, pour renouer avec le goût des recettes « d’avant ».

Al Dente, 10, rue Edmond-Rostand, Marseille 6e ; du lundi au vendredi, au déjeuner ; infos au 04 91 81 67 45.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.