Art de vivre

L’anguille, ce patrimoine qu’on savoure dimanche 16 septembre à Saint-Chamas

Le 16 septembre prochain, dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine, Saint-Chamas met à l’honneur son emblème local : l’anguille. Au-delà de l’aspect gourmand de la manifestation, il s’agit de souligner l’importance de l’activité de pêche de l’anguille dans le patrimoine de la commune. A l’origine de ce projet, trois hommes profondément attachés à leur histoire : Didier Khelfa, le maire de la commune, le cuisinier Gérald Guilly et Patrick Bailler, directeur de l’entreprise Marius Bernard, conserveur spécialisé dans les recettes provençales et méditerranéennes.

anguilles Quatre zones seront aménagées pour accueillir le public de ces Journées européennes du Patrimoine à commencer par l’espace démonstrations et dégustation. Peu de restaurateurs mettent ce poisson à la carte. La dégustation proposée à l’occasion des Anguillades permettra aux amateurs d’anguille de découvrir des recettes originales et pour les gourmets curieux de vaincre leurs a priori. Toutes les bouchées seront accompagnées de bières et vins locaux (activité gratuite).
Des bars-restaurants s’installeront toute la journée autour du port de pêche et proposeront des menus à base d’anguille et de produits de la mer. L’anguille est grillée, fumée, persillée ou servie en matelote. Les clients s’installent à l’une des nombreuses tables mises à disposition et déjeunent en profitant d’une animation musicale dans une ambiance familiale et conviviale.
L’événement gagnant en popularité, il est désormais comparable aux oursinades qui animent la Côte bleue en hiver. Profitant de cet engouement, la “Rue des artisans” alignera une sélection d’entreprises locales aux savoir-faire rares. Pour les enfants, une aire de jeux proposera des ateliers récréatifs sur le thème des mers et océans et, pour les plus sportifs, des activités nautiques seront offertes (sorties en bateau, kayak, paddle et aviron).

Le programme heure par heure

De 10h à 18h, port de pêche du Pertuis, dimanche 16 septembre, parkings place de la Sente et des Cabassons à Saint-Chamas.

Confiants en l’avenir

anguilleL’anse de Saint-Chamas est située au fond d’un golfe qui forme l’extrémité nord de l’étang de Berre. La façade littorale est remarquable de par ses hautes falaises, les collines des Moulières et du Baou reliées toutes deux par un aqueduc, le pont de l’horloge, frontière naturelle entre la façade littorale et l’intérieur des terres. Le coeur du village est divisé en deux parties il s’ouvre d’un côté sur les collines et de l’autre sur un agréable petit port de pêche, le port du Pertuis. L’an dernier, on comptait encore une dizaine de pêcheurs pour faire vivre ce port du Pertuis contre une trentaine aux temps les plus glorieux. On pêche à Saint-Chamas depuis des siècles et la pêche de l’anguille, devenue produit phare de la production locale, est apparue à la fin des années 60. «On pouvait travailler 8 mois en pêchant, 2 mois en travaillant sur les filets, puis 2 mois de repos… De nos jours, la concurrence internationale, la pisciculture, la grande fluctuation des prix de vente, le changement de l’étang, les normes imposées par la Communauté européenne ont transformé le métier», racontent les pêcheurs.
L’amélioration de la qualité de l’eau de l’étang de Berre et la qualité de poisson de plus en plus reconnue permettent aux pêcheurs d’envisager l’avenir avec optimisme. «Le poisson est plus gras et meilleur que celui de la mer car il contient beaucoup de microplanctons», assurent-ils. Globalement le nombre d’anguilles est en chute libre en Europe par rapport aux années 1960-1970 (espèce classée en liste rouge par l’UICN). La pêche n’étant pas considérée comme la cause unique de cette raréfaction, elle n’a pas été arrêtée mais réglementée : la pêche des anguilles sur l’étang de Berre est estimée à 120 tonnes par an. Sa majeure partie est expédiée en Italie où ses amateurs sont nombreux.

Photos Régis Cintas Flores

En bref

Jazz en vignes Pour la 10e édition de Jazz en vignes, Jean-Luc et Elisabeth Dumoutier, propriétaires du domaine de l’Olivette, organisent deux concerts exceptionnels en juillet et août. Précédés par la dégustation de leurs vins accompagnée de produits du terroir, ces deux concerts de jazz auront lieu mercredi 17 juillet (avec Nirek Mokar et ses Boogie Messengers ; un pianiste de 16 ans éblouissant, prodige du Rythm and Blues) et mercredi 7 août 2019 (avec Lluis Coloma , un virtuose du piano, et Sax Gordon, au saxo, avec une fougue et un enthousiasme dévastateurs). Comptez 36 € par personne ; 519, chemin de l’Olivette, le Brûlat, 83330 Le Castellet ; résas au 04 94 98 58 85.

Les Musicales dans les Vignes jusqu’au 30 août, vingt-cinq domaines de renom célèbrent la noblesse du vin en musique avec des concerts uniques au fil de l’été… Des instants musicaux suspendus dans des lieux d’exception. Et il y en a pour tous les goûts : jazz, classique, tango argentin, flamenco, musique tzigane, klemer, russe, etc. Un tour du monde. Infos et inscriptions 06 60 30 32 90 et http://lesmusicalesdanslesvignes.blogspot.com/

Rire en vignes La 6e édition de ce festival épicurien et intimiste sera 100% féminine. Au programme, le 24 juillet, un one woman show désopilant, porté par Doully, personnalité atypique, à la voix particulière et à l’énergie sans faille qui nous raconte, dans “L’addiction c’est pour moi”, son passé en utilisant ses addictions pour en faire une force. Le 25 juillet, Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery joueront “Et elles vécurent heureuses”, une comédie férocement joyeuse sur les femmes, le bonheur, l’amour, l’amitié… Mais surtout pas sur les contes de fées ! Tarif spectacle : 25 € /personne, 40 € les deux soirées. Château de Saint-Martin, route des Arcs, 83460 Taradeau ; infos au 04 94 99 76 76 et 06 42 10 71 72.

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